Pétition NON ! Nasser Kamel, l’ambassadeur de MOUBARAK à Paris, ne peut pas représenter la révolution égyptienne au festival de Cannes 2011 !

samedi 21 mai 2011
par  Kamel
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NON ! M. NASSER KAMEL, l’ambassadeur de MOUBARAK à Paris NE PEUT PAS REPRESENTER LA REVOLUTION EGYPTIENNE AU FESTIVAL de CANNES 2011 !

LETTRE OUVERTE

AU PRESIDENT, AU DELEGUE GENERAL, ET AUX MEMBRES DU CONSEIL D’ADMINISTRATION DU FESTIVAL DE CANNES A MONSIEUR LE MINISTRE DE LA CULTURE FRANCAIS , Frédéric Mitterand A MONSIEUR LE MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES FRANCAIS, Alain Juppé A MONSIEUR LE MINISTRE DE LA CULTURE EGYPTIEN, Emad Badr Eddine Abou Ghazi A MONSIEUR LE MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES EGYPTIEN, Nabil Elaraby,

Nous nous réjouissons que la 64e édition du Festival de cinéma de Cannes rende hommage, le 18 mai prochain, à la "grande patrie de cinéma" qu’est l’Egypte. Selon les mots de son délégué général, M. Thierry Frémaux, le Festival entend ainsi affirmer "un choix politique et artistique", soulignant "la volonté de saluer le message universel de liberté et de démocratie qu’a donné à l’humanité le soulèvement égyptien".

S’il s’agit bien de célébrer l’Egypte, son cinéma et sa révolution, alors nous devons attirer votre attention sur le fait que l’actuel ambassadeur d’Egypte en France, en poste depuis 2006, annoncé comme l’un des invités d’honneur de cet événement, a représenté les intérêts de Moubarak en France jusqu’au bout. Et en pleine Révolution, alors que le régime tirait sur les manifestants, il s’est épanché dans les médias français pour défendre les "méthodes et moyens normaux en toute démocratie" appliqués par un régime aux abois. Par ces euphémismes, il a avec insistance justifié la répression sanguinaire. (http://www.youtube.com/watch?v=p3CO...)

Rappelons également que sous son mandat, la dégradation des relations entre la diaspora égyptienne et les services consulaires et diplomatiques s’est aggravée, tandis que les services culturels ont servi de relais de propagande, notamment pour le parti du pouvoir - le PND- et pour la candidature de Gamal Moubarak à la présidence de la république.

Aujourd’hui, Moubarak père et fils sont emprisonnés pour leurs responsabilités dans la mort de centaines d’Egyptiens manifestant pacifiquement pour la liberté, la dignité, la démocratie et la justice sociale. Ils sont aussi poursuivis pour corruption à grande échelle et pour dilapidation des ressources nationales.

Dans les plus hautes sphères de l’Etat égyptien, les serviteurs du clan Moubarak sont évincés et, pour nombre d’entre eux, poursuivis en justice. Le PND a été dissous, certains de ses dignitaires mis sous les verrous. Parmi eux, l’ancien ministre de l’intérieur, déjà condamné à 12 ans de prison pour enrichissement illicite et blanchiment d’argent, mais aussi poursuivi en justice pour avoir donné l’ordre de tirer sur les manifestants place Tahrir.

Mais à Paris, l’ambassadeur égyptien Nasser Kamel, celui-même qui a justifié les "méthodes et moyens normaux" du régime policier honni et qui a vanté dans les médias français "la liberté d’expression totale" sous l’ère Moubarak, est pour l’instant toujours en place. Au grand courroux de nombreux Egyptiens qui exigent aujourd’hui sa démission aux cris de : "Ambassadeur dégage".

Les signataires de la présente lettre ouverte s’insurgent à l’idée qu’un tel personnage puisse représenter au Festival de Cannes 2011 l’Egypte et le "message universel de liberté et de démocratie qu’a donné à l’humanité le soulèvement égyptien". Cela constituerait une véritable provocation, qui ne saurait rester sans suites. Au vu des informations ci-dessous, nous vous demandons de reconsidérer l’invitation de M. Nasser Kamel et de tout autre dignitaire impliqué dans la répression de la Révolution du 25 janvier, Révolution que le festival de Cannes a si judicieusement choisi d’honorer cette année.

Premiers signataires : Mogniss Abdallah - journaliste, Samir Abdallah - cinéaste, Olfat AbdRabo - Membre de la fédération internationale des femmes et de l’union des égyptiennes pour le changement, Remon Akladyous - meunuisier, Tewfik Allal - militant associatif, Faten Mohamed Ali - journaliste, Sabreen Al’Rassace - activiste féministe, Ali Amajoud - chercheur, Samia Ammour et Nadia Ammour - militantes associatives, Habib Ayeb - géographe, Nahed Batanouni-Pust - agent de voyages, Jihane Benaissa, photographe, Sarah Ben Nefissa - chargée de recherche à l’IRD, Hakim Bonnamy - étudiant, Marie Christine Brugaillère, ingénieur de recherche au CNAM, Sobhi Chafik - Président de la fédération des critiques cinématographiques, Sérénade Chafik - écrivaine et féministe militante associative, Soumia Chouaf - chargée de mission , Raymond Collet – enseignant, Gérard Coudougnan - enseignant, Hussein El Ganainy - journaliste, Galila El Kadi - directeur de recherche à l’IRD, Omar El Shafei - chercheur indépendant, Dr Heba Elkilani - Professeur d’Université, Khaled Elshebini - journaliste et documentaliste, Belkeddar Farouk, retraité, militant associatif, Safaa Fathy - cinéaste, Hicham Gad – musicien et homme de théâtre, Sonia Gasmi - directrice commerciale, Youssef Girard - historien, Elisabeth Guillot – enseignante au Caire, Nawal Harkat - commerciale, François Ireton - ingénieur d’études au CNRS, Richard Jacquemond, professeur de langue et littérature arabes, Université de Provence, Soraya Kahlawi militante associative, Nadia Kamel - cinéaste, Kurt Kerschl – enseignant au Caire, Robert Kissous - consultant, Daniel Kupferstein - Réalisateur de documentaires, Khéridine Mabrouk - cinéaste, Shams Labib – psychologue, Farouk Mardam Bey - éditeur, Chahenda Mekled - membre de l’ Association nationale pour le changement, Fadia Moghiss - Professeure universitaire, René Naba - journaliste écrivain, Yousry Nasrallah – cinéaste, Nouria Ouedda - étudiante, Rafael Pleutin - enseignant, Françoise Ploquin - professeure agrégée de lettres, François Pradal - enseignant, Mahmoud Réhim - journaliste à El Dostour, Marguerite Rollinde - chercheure, Mohamed Salem – journaliste, Mona Salem - Agence France Presse, Le Caire, Brahim Senouci, enseignant, Rita Skali - étudiante, Philippe Tastevin - chercheur, Pierre Tevanian - enseignant, philosophe, Abdalla Toufik - chercheur, Moruni Turlot - activiste féministe, Nour El Hoda Zaki - editorialiste dans El ARABI et EL DOSTOUR, Fanny Walberg – psychologue, Pierre Wassef, - Universitaire retraité, Tarik Zoubi – comptable…

Comité de Solidarité avec la lutte du peuple égyptien, Paris, le 11 Mai 2011

http://www.petitionpublique.fr/Peti...



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