Au Yémen, « la révolution n’est pas finie »

lundi 6 juin 2011
par  Kamel
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A peine le président yéménite, Ali Abdallah Saleh, était-il parti pour l’Arabie saoudite que les premiers feux... d’artifice ont retenti, samedi, au Yémen. Dans tout le pays, on a célébré son départ. C’est "en quelque sorte une victoire pour les révolutionnaires yéménites", écrit la journaliste Afrah Nasser sur son blog. Car, si le départ du président Saleh ne s’est pas fait de façon aussi pacifique que les jeunes contestataires yéménites l’avaient désiré, le soulagement est perceptible. "Les Yéménites avaient besoin que Saleh soit défait. Ils avaient besoin d’un peu de joie après tout ce bain de sang et les massacres perpétrés par les forces de Saleh au cours des cinq derniers mois. Le temps est venu pour les Yéménites de souffler", poursuit Afrah Nasser.

UNE SITUATION TROUBLE

Mais, les festivités ont été "prudentes", tempère la blogueuse. La situation demeure trouble au Yémen. Personne ne peut encore affirmer avec certitude que le président Saleh ne reviendra pas. Ce dernier a fait dire, lundi, à son vice-président qu’il rentrerait "dans les prochains jours", une fois rétabli.

Sur son blog Waq al-Waq, le spécialiste du Yémen, Gregory Johnsen, envisage toutes les possibilités. Nombreux sont ceux qui croient son retour impossible. "J’espère qu’ils ont raison, dit M. Johnsen. Mais, j’ai toujours la crainte que le vieux gars ait encore quelques tours dans sa manche". Il pointe ainsi : "il y a une raison à ce que son fils aîné Ahmad, qui dirige la garde républicaine et les forces spéciales, ainsi que son quartet de neveux soient restés dans le pays", alors que 24 membres de sa famille l’ont suivi en Arabie saoudite.



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