Palmares du prix du colonialiste de l’année

dimanche 24 février 2008
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Ce vendredi soir, dans le cadre de la deuxième semaine anticoloniale, a eu lieu le « banquet anticolonial » où un jury composé de personnalités et de 54 représentants associatifs a attribué le « prix du colonialiste de l’année ».

- Prix du « Casque d’or colonial » attribué à Christian Estrosi, ministre

Il remet en cause le droit du sol à Mayotte et parle de loi d’exception.

En Kanaky, sur fond de climat social difficile, il intime l’ordre au préfet de faire donner les gendarmes contre un barbecue bruyant organisé par l’USTKE qui proteste ainsi contre la venue de ce ministre arrogant.

Le préfet, Michel Mathieu, représentant de l’Etat dans l’archipel et à ce titre garant de l’ordre public, connaissant les conséquences d’une telle répression, s’y oppose et démissionne le lendemain. Un proche collaborateur d’Estrosi le remplacera rapidement...

- Prix de la personnalité colonialiste attribué à James Watson

Le scientifique et prix Nobel de 79 ans a déclaré « fondamentalement triste au sujet du devenir de l’Afrique » parce « toute nos politiques sociales sont fondées sur le fait que leur intelligence (celles des Africains, ndlr) est identique aux nôtres (occidentaux, ndlr) alors que tous les tests disent pas vraiment ».

Concernant l’égalité entre les hommes il affirme : les “gens qui ont eu affaire avec des employés noirs se sont rendus compte que ce n’était pas vrai”. »

Watson avance enfin que le « gène à l’origine des différences au niveau de l’intelligence humaine » pourrait être identifié d’ici dix à quinze ans.

- Prix de « l’élu local colonialiste » attribué à Jean Paul-Alduy, maire de Perpignan

Il instrumentalise les mémoires et les souffrances réelles et légitimes de certaines victimes européennes disparues lors de l’indépendance de l’Algérie, et il en occulte d’autres.

Pour son assistance aux nostalgique de l’OAS :

Stèle à la Gloire des assassins de l’OAS,

La réalisation du "Mur des disparus",

La préparation du "Musée de la Présence Française en Algérie"

- Prix du caniche du colonialisme attribué à Z. Ben-Ali, président de la Tunisie

Alliée du néo-colonialisme français et américain, Des prisonniers politiques sont fréquemment torturés et des défenseurs des droits humains sont victimes de manœuvres d’intimidation et de harcèlement.

La loi anti-terroriste votée en 2003 est devenue l’occasion de procès inéquitables visant à renforcer sa dictature.

- Prix de la « publicité coloniale » attribué à la marque « Banania »

La marque "banania" qui a basé sa notoriété sur le célèbre "y a bon Banania" a certes abandonnée le slogan mais a gardé la référence qui a fait son succés... Après des années d’exploitation des représentations coloniale pour vendre, cette marque pourrait changer de personnage et pas seulement le styliser !

- Prix de « l’entreprise coloniale » attribué à Veolia

Pille les ressources en eau de nombreux pays du Sud et sa filiale transport en Nouvelle Calédonie a été au centre du conflit permettant l’emprisonnement de 14 militants syndicalistes de l’USTKE.

- Un prix « spécial » a été attribué à Nicolas Sarkozy et G.W. Bush pour l’ensemble de leur œuvre coloniale.



Commentaires

Logo de Pierre
jeudi 13 mars 2008 à 12h17 - par  Pierre

Je suis très déçu de ne pas retrouver dans ce palmarès éloquent l’ONG (Organisation Néocoloniale quasi Gouvernementale) MAX HAVELAAR qui œuvre tant pour faire perdurer un colonialisme contemporain à visage humain.

Lisez " Les coulisses du commerce équitable " de Christian Jacquiau et vous verrez comment le pouvoir actuel se sert de MAX HAVELAAR, qu’il finance grassement, pour mener et laisser perdurer ses actions FrançAfricaines.

MAX HAVELAAR mériterait à mon avis une mention spéciale à votre palmarès.

Un grand bravo pour votre site.

Bien amicalement.
Pierre