Déclaration commune des participant-e-s lors de la troisième rencontre des luttes de l’immigration le dimanche 27 novembre 2011 à Créteil

mardi 6 décembre 2011
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Mercredi 30 Novembre 2011

Des résistances existent, mais sont éparpillées, les mobilisations sont multiples mais invisibles, les combats ne sont pas nouveaux mais insuffisants à changer réellement le rapport de force.

Cette situation catastrophique de nos quartiers populaires est nous le savons liée à notre absence d’auto-organisation coordonnées pour nos quartiers populaire visible au niveau national, capable de produire les rapports de force sans lequel rien ne peux changer.

Elle est liée à la confiscation de notre parole par les organisations et partis politiques qui ne connaissent rien de notre situation, qui la travestissent, l’instrumentalisent, l’euphémisent.

Pour toutes ces raisons les présent-e-s à l’assemblée s’entendent sur la nécessité du passage au politique pour peser sur le rapport de force par des mobilisations militantes communes sur l’ensemble du territoire. Ils s’entendent pour dénoncer et démasquer de manière commune toutes les attaques et tentative de récupération de notre situation et de notre combat. Ils s’entendent pour être présent pendant les prochaines campagnes électorales. Ils s’entendent pour préparer les prochaines étapes de notre construction politique.

Pour assurer cette nécessité du passage au politique les débats ont débouché sur deux options.

La première option est la création immédiate d’un mouvement politique susceptible de représenter les intérêts des quartiers populaires et des immigrations. Pour les partisan-ne-s de cette option la situation d’urgence justifie ce passage. La première réunion aura lieu le 17 décembre 2011 à Créteil.

La deuxième option est la fondation d’un Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires qui n’a pas vocation à remplacer les organisations existantes mais d’être l’expression politique de notre expression commune. La première réunion aura lieu le 18 décembre 2011 à Bagnolet.

Ces deux options ne sont pas contradictoires, mais reflètent l’état de notre situation et de nos débats.

Ces deux options continueront à être débattues entre nous, elles seront toutes les deux mises en œuvre par leurs partisan-ne-s respectifs.

Ensemble nous tirerons le bilan de ces deux expériences. C’est dans l’action que naîtra la forme d’organisation adéquate.

Présent-e-s : Bouamama Saïd, Benameur Nora, Badaoui Kamel, Kawtari Tarek, Ech-Chetouani Zouhair, Kokoreff Michel, Lounis Mohamed et Lounis Malika, Hadji Fatma-Zohra, Hessas Khadra, Kriens Samia, Mechta Besma, Sadaoui Nadia, Benatia Abdellah, Bouhalli Rajette, Bouhalli Henda, Slaouti Omar, Sofi Abdelkader, Malika-Sandrine Charlemagne, Khélifi Amara, Kutlu Evrim, Khélifi Fatiha, Goma Banthoud, Tahiri Moulay , Bouadma Hassen, Deneux G, Mangeot Odile, Zerkaoui Atman, Chik Michaël, Darceaux Christian, Coppin Noémie, Bensaada Mohamed, Klabi Tarek, Chaambi Abdelazziz, Youssef Girard, Achour Nadjib, Devigne Vincent, Chetty Janina Rani, Marie-Cécile Pla, Catherine Krcmar, Driss Nabi, Liedri Ahmed, Mouhajer Ahmed, Bousshour Issam-Eddine, Johsua Nico, Samira Belfaquih, Amara Khelifi, Berrahoui Safia, Milizi Fatiha, Ildefonse Niguèle, Fajry Adil, Djaafri Saïd, Atia Abdelkader, Mohammadi Mustapha, Yadel Zohra, Karim Messaoudi, Alima Boumediene, Hasna Abid, Karim Taharount, Samir Hadj Belgacem, Amghar Rachid, Meddour Zouina, Koskossi Nabil, Djoli Mokoka, Mostefaoui Fatima, Hadj-Chikh, Mostefaoui Nadjma, Ghares Mounir, Cherfi Cherif, Mechmache Mohamed, Dehli Abdel, Bennaï Farid , Ahcen Meharza, Hedi Akkari, Zarguit Ali, Dehbi Fadila, Traore Bila, Bouteldja Houria, Mezzine Hassan, Boussoumah Youssef, Aït Mohamed Abd-El-Kader.




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