JEAN JACQUES JORDI

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Dans la catégorie de la NOSTALGERIE

La nostalgie coloniale et le révisionnisme ne se sont jamais aussi bien portés qu’au moment où l’on s’apprête à célébrer le cinquantenaire de l’Indépendance de l’Algérie.

La présence du maire de Perpignan, représentant de l’État, aux rencontres du cercle algérianiste pour l’inauguration d’un centre de documentation des Français d’Algérie, véritable musée de l’OAS, auréolé du logo officiel tricolore, l’hommage à l’inventeur des crevettes Bigeard, dont il est question de transférer les cendres au Panthéon (où il serait, ceci dit, parmi ses pairs, chantres de la colonisation tels que Napoléon et Bugeaud), l’érection de stèles à la mémoire de l’OAS, la remise de la Légion d’Honneur par Sarkozy au putschiste de l’OAS de 1961,Helie Denoix de Saint Marc, tout ceci est dans la droite ligne du discours prononcé en 2007 à Toulon par Sarkozy, et dans le sens que veut donner le pouvoir en place à l’histoire de la guerre d’Algérie.

JEAN JACQUES JORDI

C’est dans ce contexte d’offensive revancharde que l’hebdo de droite Valeurs Actuelles fait en Novembre 2011, la promotion d’un livre dont la thèse centrale semble être : C’est lui qui a commencé ! Commis par l’historien Jean Jacques Jordi, Un silence d’État, les disparus civils Européens de la Guerre d’Algérie, ce livre exempte de tout crime l’OAS, qui n’aurait fait que répondre à la barbarie du FLN. Aidé dans cette mission par l’État qui a ouvert à Jordi des archives pourtant encore interdites au public. Absence totale de contextualisation dans le cadre d’une guerre d’indépendance et de libération nationale, qualifiant de « terrorisme » le combat d’un peuple pour se libérer de l’occupant. Jordi soutient que le FLN n’a fait preuve que de violence aveugle, usant et abusant de torture systématique perdurant longtemps après l’Indépendance, afin de légitimer, voire d’excuser les crimes de l’OAS et de l’armée coloniale française. Le tout à base de conditionnel, d’approximations et de témoignages pour le moins flous, des renseignements d’origine civile et privée, Il avance même l’hypothèse de collusion entre la Mission Choc, envoyée par De Gaulle et FLN, après les accords d’Evian, contre les Européens. La réécriture de l’Histoire est en marche, et il est à craindre que cette année électorale ne lui soit d’autant plus propice.



Commentaires

vendredi 16 mars 2012 à 21h00

Degré zéro de la critique et de l’argumentation.
A ce stade, on peut se demander si vous n’avez pas pour but de desservir la cause que vous prétendez défendre.
En vérité, vous êtes absolument incapables de répondre à la documentation rassemblée par Jordi - et dont une grande partie était connue de tous, au moins depuis que le sénateur Dailly (radical-socialiste - donc fasciste pour vous ?) avait évoqué certains cas (notamment l’affaire Aussignac) en 1963.
Vous me rappelez un peu les "Turcs de profession" qui nient le génocide arménien pendant que tous les kémalistes bon teint que j’ai rencontré dans ma vie s’en glorifiaient. Vous persistez de votre côté à nier la consigne donnée par le FLN "Tuer un Européen, n’importe quel Européen, pourvu que ce soit un Européen" alors que d’anciens du FLN s’en glorifient : il y a plus de 25 ans que le monopole algérien en matière d’édition avait publié le livre Des feddayin ouvrent le feu à Constantine, où l’auteur se vantait de sa joie à tirer sur des "Maltais crépus".
J’admire votre zèle au service de vos maîtres, mais c’est faute de pouvoir admirer autre chose.

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dimanche 12 février 2012 à 21h23 - par  Kalinka

Il était plus chou quand il chantait à 4 ans.
"Dur, Dur, d’être un facho !"

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vendredi 10 février 2012 à 17h48 - par  antoine

ORDURE ! de la part d’un pieds noirs qui a été bouleversé, traumatisé, à l’age de 12 ans sur le chemin de l’école, par les crimes de l’OAS, tueries au faciès, contre les "arabes""les bicots","les melons"," les ratons","les crouilles"etc... de 61 à 62 à Oran, en Algérie...