Paul Biya

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Doyen des dictateurs du pré-carré français, ce président de 78 ans, dirige le Cameroun depuis 29 ans. Il a décidé de refaire élire en octobre 2011 et peut se targuer de débuter un 6ème mandat, avec un score « modeste » de 78%, dans une mascarade électorale complète.

Ce « président » a au cours de son règne éliminé toute opposition : bien qu’officiellement le multipartisme existe depuis 1990, l’Etat-Parti RDPC continue à fonctionner comme un parti unique. Le pouvoir en place n’hésite pas à réprimer et tuer des citoyens, leaders de l’opposition ou encore des journalistes.

En 2008, le ras-le-bol généralisé de la population suite au changement de la constitution, permettant a Biya de pouvoir se faire « réélire » à vie, et au renchérissement du prix des denrées alimentaires conduit aux « émeutes de la faim », vivement réprimées : on compte plus de cent morts. Par ailleurs, en 2000 et 2001 plus d’un millier de personnes ont disparu et ont été tuées par l’armée et son « Commandement opérationnel  », principalement dans la région de Douala.

Tout ceci n’entache pas la relation avec la France : « le Cameroun est notre premier partenaire dans le monde en matière de coopération militaire », une coopération qui s’élève à « près de 4 millions d’euros » par an d’après le député UMP Michel Terrot. Cela n’entache pas non plus les amitiés : Biya dispose de réseaux de tout bord : des socialistes Michel Charasse et Michel Rocard aux chiraquiens Alain Juppé (autre nominé 2011) et Jacques Toubon.

En effet, c’est donnant-donnant : contre le soutien appuyé de la France, ce dictateur, ami de longue date de la France, continue de signer quantité de beaux contrats avec nos entreprises françaises… et d’être à tu et à toi avec, pour ne citer qu’eux, Bolloré ou Rougier.



Commentaires

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dimanche 12 février 2012 à 21h58 - par  JZL

Le Cameroun, cas d’école de la Françafrique.