Communiqué de Soutien au Collectif Palestine Paris 8

vendredi 17 février 2012
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NON A LA CENSURE DE LA PENSÉE

Sortir du Colonialisme demande au Président de l’Université de Paris VIII de revenir sur sa décision imposée par le CRIF (Conseil Représentatif des Institutions juives de France) d’interdire le colloque sur la Palestine des 27 et 28 février 2012 tenu dans le cadre de la 7ème édition de la semaine anticoloniale.

Le colloque « Des nouvelles approches sociologiques, historiques et juridiques à l’appel au boycott international : Israël, un État d’apartheid ? » , prévu les 27 et 28 février prochains est interdit au prétexte d’éventuels « troubles à l’ordre public », alors que les thématiques et les intervenant-e-s en étaient pourtant connu-e-s et pas unanimes sur la question. Agitant le danger de « provocation à la discrimination nationale, raciale ou religieuse », le CRIF se permet une diffamation de plus, affirmant que les idées avancées par Omar Barghouti, l’un des participants, « ont été jugées à plusieurs reprises comme constituant un délit de provocation à la discrimination précitée », ce qui est totalement faux. La direction de Paris 8 a cédé devant les pratiques d’intimidation de cette officine qui prétend représenter une supposée monolithique communauté juive, alors qu’elle n’est que le défenseur des intérêts de la politique d’Israël, discriminatoire et criminelle envers les Palestiniens, au mépris de toutes les règles du Droit International. Fidèle à sa tradition de mensonge et de menace, le CRIF s’est encore une fois ingéré avec succès dans la décision d’un Etablissement Public d’Enseignement Supérieur.

Conforté par l’expérience de l’année dernière à l’ENS, où il avait privé Stéphane Hessel de la parole, le CRIF fait à présent pression sur l’Université Paris 8 et obtient de Pascal Binczak, son président, l’annulation pure et simple d’un colloque pourtant préalablement accepté, soutenu et financé par le Fonds de Solidarité de Développement des Initiatives Etudiantes.

Sortir du Colonialisme dénonce cette décision atterrante, véritable atteinte à la liberté d’expression.



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