LE MÉMORIAL DÉTOURNÉ

mardi 28 février 2012
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Ci-après, pour information, le communiqué de la FNACA sur le sujet du Mémorial du quai Branly à Paris, de la part et avec les compliments de Jean Laurans

 : LE MÉMORIAL DÉTOURNÉ

En 2002, 40 ans après la fin de la guerre d’Algérie, le président Jacques Chirac inaugurait le Mémorial national de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie, que les anciens combattants français attendaient depuis 1962 ! Il rendait ainsi l’hommage de la Nation aux 30 000 militaires morts pour la France en Afrique du Nord, dont une liste partielle de près de 25 000 noms défile en permanence sur l’écran électronique. En 2010, le secrétaire d’Etat Hubert Falco, décidait d’y faire ajouter les noms des civils ayant trouvé la mort le 26 mars 1962, rue d’Isly à Alger, à l’isue d’une manifestation à caractère insurrectionnel, organisée par l’OAS, provocant l’indignation de la FNACA et de nombreuses autres associations d’anciens combattants. Demain, 28 février 2012, le secrétaire d’Etat Marc Laffineur présidera la cérémonie d’installation d’une liste supplémentaire de 1585 noms de victimes civiles disparues pendant la guerre d’Algérie, notamment après le cessez-le-feu contesté et combattu par l’organisation criminelle OAS. La FNACA, association spécifique des combats d’Afrique du Nord, considère qu’une telle initiative contribue à la confusion des mémoires et au détournement de la vocation initiale de ce Mémorial sur lequel ne figurent même pas tous les noms des soldats morts en Afrique du Nord. Le gouvernement cède ainsi aux pressions des mouvements extrémistes, à la veille d’une élection importante, alors qu’il persiste à refuser, dans le même temps, la commémoration officielle du cessez-le-feu du 19 mars 1962 et qu’il existe déjà un Monument aux disparus inauguré officiellement à Perpignan en 2007. La FNACA rappelle que le Mémorial du quai Branly, résultat de plusieurs décénies d’action des anciens combattants, est destiné à rendre hommage aux seuls militaires et supplétifs ayant trouvé la mort au service de la France. Paris, le 27 février 2012



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