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dimanche 27 janvier 2013
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La traite négrière fut un crime contre l’humanité. La loi Taubira votée en 2001 le reconnaît et, à ce titre, prévoyait des réparations. Mais l’article qui en parlait fut écarté en commission des lois. Pourtant, la question n’était pas totalement nouvelle en France. Ainsi, en 1849, au lendemain de l’abolition de l’esclavage, des indemnités furent votées… mais au bénéfice des anciens propriétaires d’esclaves.

Cet ouvrage rassemble quarante textes majeurs sur ce thème des réparations, de Condorcet à Desmond Tutu, en passant par Martin Luther King, Malcolm X, Frantz Fanon ou Aimé Césaire. La question est fortement débattue dans plusieurs pays mais, chez nous, on ne veut pas en entendre parler. De fait, c’est le premier livre en France sur le sujet : il a pour but de briser un tabou.

Constituée et présentée par Louis-Georges Tin, cette anthologie permet de renouveler la réflexion sur la colonisation en particulier et les rapports Nord-Sud en général.

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Frantz Fanon est décédé il y a juste cinquante ans, mais son analyse du colonialisme et du racisme est toujours d’une étonnante actualité. Elle dépasse le contexte – la guerre d’Algérie et les luttes d’indépendance africaine – dans lequel elle a été élaborée. Ce livre présente des textes d’époque, dont des éditoriaux inédits de Frantz Fanon écrits lorsqu’il était interne à l’hôpital de Saint-Alban et abordant le rôle thérapeutique de l’engagement, et un témoignage de François Tosquelles, médecin-chef, sur le parcours de Fanon psychiatre. Le livre s’enrichit d’un abécédaire sur la pensée fanonienne et de contributions extérieures : une préface de l’historien Achille Mbembe, un texte de Mireille Fanon-Mendès-France dans lequel elle retrace le parcours de son père, « cet insoumis », ainsi qu’une analyse de Patrick Farbiaz montrent le lien avec les formes actuelles du colonialisme. Une bibliographie, des reproductions de documents d’époque et un article d’Aimé Césaire publié à la mort de Fanon complètent ce recueil.

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Le 5 octobre 1961, alors que les négociations devant mettre fin à la guerre d’Algérie ont commencé, le préfet de police Maurice Papon décrète un couvre-feu pour les Algériens à Paris et dans sa banlieue. Le 17, une manifestation pacifique à l’appel du FLN s’ensuit, qui sera sauvagement réprimée. Des dizaines de personnes seront retrouvées noyées dans la Seine. Cinquante ans après, ce crime n’est toujours pas reconnu comme tel ni condamné par les plus hautes autorités de la France.

Ce livre présente des documents de l’époque : le communiqué du préfet Papon, une circulaire administrative d’une précision glaçante, mais aussi des appels du FLN, le témoignage sous forme de reportage d’un jeune appelé, un tract de « policiers républicains » indignés par les actes auxquels on veut les associer…

Autant de pièces décisives éclairées ici par l’analyse de l’historien Gilles Manceron, et mises en perspective par Henri Pouillot, président de l’association Sortir du colonialisme, avec les débats actuels sur la colonisation.

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Ils étaient soldats, avocats, éditeurs, écrivains, ouvriers. Chrétiens, communistes ou tiers-mondistes. Dans une France imprégnée de discours colonial, ils ont résisté à la guerre d’Algérie en refusant de porter les armes, en prenant la défense des militants condamnés, en témoignant des atrocités commises, en diffusant les textes interdits. Minoritaires dans un pays où « l’Algérie c’est la France », ces insoumis ont pris le parti de leurs frères algériens au péril de leur liberté ou de leur vie.

Ce livre présente des textes de l’époque – lettres de déserteurs, appels au refus ou manifestes anticolonialistes – ainsi qu’une liste de tous les acteurs de cette résistance. Autant de témoignages brûlants ou poignants éclairés par l’analyse de l’historien Tramor Quemeneur et par le regard de l’éditeur Nils Andersson, témoin engagé de l’opposition au conflit.

À l’heure où l’on célèbre le 50e anniversaire de l’indépendance algérienne, cette mémoire anticoloniale, nous dit l’association Sortir du colonialisme, qui a coordonné cet ouvrage, peut contribuer aux combats d’aujourd’hui.



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