Quand l’Histoire bégaie

mercredi 12 juin 2013
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Le musée du Jeu de Paume à Paris présente, jusqu’au 1er septembre prochain, une exposition de photos [http://www.jeudepaume.org/index.php...], œuvre de la photographe palestinienne Ahlam Shibli.

Celle-ci retrace, en différentes séries, la vie des Palestiniens sous occupation militaire, leur résistance, leurs combats.

C’en est trop pour les officines sionistes françaises, CRIF en tête, qui, comme à leur habitude, hurlent à l’antisémitisme, invoquent l’affaire Mérah, profèrent des propos racistes et ignominieux à l’encontre du peuple palestinien [http://www.crif.org/fr/lecrifenacti... et http://jssnews.com/2013/06/09/manif...] .

L’affaire elle-même prêterait au mépris si cette exposition se trouvait en un tout autre lieu que le musée du Jeu de Paume.

Il faut savoir en effet que, pendant l’Occupation, les nazis y avaient organisé une exposition d’œuvres d’artistes « dégénérés » (juifs pour certains) avant d’organiser dans les jardins des Tuileries un autodafé où tout brûla.

Puis, toujours au Jeu de Paume, ils avaient regroupé les œuvres d’art volées aux juifs, destinées aux collections des dignitaires nazis.

Aujourd’hui, les temps ont changé et le symbole est terrible : ce sont des juifs sionistes qui osent prétendre faire interdire une exposition accrochée aux cimaises du Jeu de Paume au motif que des photos les dérangent. Témoigner de la vie d’un peuple dont ils nient l’existence, la dignité et le droit à résister et vivre libre est insupportable pour ces gens devenus des agents français de la propagande israélienne.

Qu’ont-ils appris de l’Histoire, ces gens qui prétendent parler au nom des juifs français ?

Leur bêtise et leur arrogance à vouloir nous dicter aujourd’hui ce qui est le bien et ce qui est le mal, ce qui peut être vu et ce qui ne l’est pas, nous renvoient à des temps que nous pensions à jamais révolus.

Aujourd’hui, le CRIF et les autres instances sionistes françaises ne peuvent plus brûler les œuvres d’art. Alors, ils tentent misérablement de les rendre invisibles au nom d’une idéologie dont ils sont les passeurs en France.

Le gouvernement français aura-t-il la sagesse de ne pas obtempérer aux injonctions des ambassadeurs de l’apartheid israélien ? Sinon cela porterait un nom de sinistre mémoire : la collaboration.

Le Bureau National de l’UJFP le 10 juin 2013



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