Manifestation antifasciste le 23 Juin

jeudi 13 juin 2013
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JPEG - 93.3 ko Le fascisme tue. Ensemble, combattons-le !

Le 5 juin, des militants d’extrême-droite ont tué Clément Méric, syndicaliste étudiant et militant antifasciste. Ce meurtre nous indigne et nous révolte ; il s’inscrit dans la suite de très nombreuses agressions commises par des groupes d’extrême-droite ces derniers mois. La situation exige des actes forts, permettant de mettre un coup d’arrêt à la propagation de ces idées et pratiques nauséabondes.

Dans le respect de leurs différences, les organisations soussignées appellent à s’unir pour rendre hommage à Clément et pour éliminer la haine fasciste.

Confortés par des partis qui reprennent des propos et des pratiques de l’extrême droite, les groupes fascistes refont surface. Les dernières actions contre le mariage pour tous et toutes ont été l’occasion pour eux d’être mis sur le devant de la scène. Nous dénonçons la banalisation du FN et de ses idées xénophobes et racistes.

L’exclusion, le rejet de l’autre, la fermeture des frontières, la désignation de boucs émissaires, la dénonciation de l’immigration comme responsable de tous les maux sont des attitudes qui, l’histoire en témoigne, conduisent au pire. L’Etat entretient un climat délétère en organisant des expulsions massives qui participent à la stigmatisation des immigré-es et des Roms. Au contraire, il est nécessaire d’agir avec détermination contre les commandos fascistes.

Odieux et inacceptable en lui-même, le meurtre de Clément dépasse le drame individuel. Agressions contre les lesbiennes, bi-es, gays et les personnes trans, contre les immigré-es et les personnes issu-es de l’immigration, les musulman-es, actes antisémites, violences envers des militant-es antifascistes et des organisations progressistes, se sont multipliées dans toute la France comme à travers toute l’Europe. Le mensonge, la haine, la violence, la mort, voilà ce que porte l’extrême-droite, de tout temps et en tous lieux.

Ce n’est pas une question morale ; le fascisme se nourrit des peurs face à l’avenir : 5 millions de chômeurs et chômeuses, 8 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté, 3,5 millions de mal logé-es, accroissement de la précarité, conditions de travail dégradées, licenciements, fermetures d’entreprises... Face à l’explosion des inégalités et aux politiques d’austérité, il faut reconstruire l’espoir collectif en une société plus juste. La question de la répartition des richesses que nous produisons est fondamentale. L’extrême-droite est à l’opposé de ces valeurs.

Utiliser la mort de Clément serait méprisable. A contrario, c’est honorer sa mémoire que de dire publiquement et ensemble ses engagements syndicaux et antifascistes, et de poursuivre encore plus nombreux-euses et déterminés-es ses combats pour la liberté et une autre société.

Unité contre le fascisme et l’extrême-droite !
Manifestation à Paris, dimanche 23 juin à 15h

Des manifestations seront aussi organisées en commun dans d’autres villes.

Nos organisations se réuniront de nouveau après la manifestation : éradiquer la menace fasciste nécessite un travail dans la durée et l’organisation de collectifs locaux. Nos organisations sont différentes, mais elles ont un point commun essentiel : le refus de l’intolérance, du nationalisme, de la haine, et de l’exclusion ; tout le contraire de ce que veut imposer l’extrême-droite !

Le fascisme et l’extrême-droite ne sont pas des courants politiques avec lesquels on dialogue ou on compose. Leur système est basé sur la violence physique, la haine, l’asservissement des peuples.

Signataires (au 21 juin) :

AC !, Action antifasciste Paris Banlieue, ACTIT, Act Up Paris, AFASPA, Agir Contre le Colonialisme Aujourd’hui, Alternative Libertaire, AIDES, APEIS, ATMF, ASEFRR (Association de solidarité en Essonne avec les familles Roms Roumaines), ATTAC France, CAAC (Collectif des associations et ami-es des Comores), CADAC, CEDETIM/IPAM, CGA, CGT fédérations Educ’action et Services publics, CNDF, CNT-f, CNT-SO, Collectif Antifasciste Paris Banlieue, Collectif antifasciste Marne-la-Vallée, Collectif CIVG Tenon, Collectif Hétéros au boulot, Collectif Oui Oui Oui, Collectif VAN (Vigilance arménienne contre le négationnisme), Collectif de Saint Denis contre le FN et l’extrême droite, Comité de soutien au Peuple Basque, CONEX (Coordination nationale contre l’extrême droite), Confédération paysanne, Convergence et Alternative, DAL, DIDF, Droits devant !!, EELV, FA, FASE, FASTI (Fédération des associations de solidarité avec les travailleur-euse-s immigré-e-s), Fédération Anarchiste, Fédération Sud Education, Femmes Egalité, FIDL, FSU, Fondation Copernic, Front de gauche Latinos, GARçES, Gauche Anticapitaliste, Gauche Unitaire, GISTI, ICEM - pédagogie Freinet, Jeudi Noir, Justice et Libertés, L’appel et la pioche, La Horde, La LMDE, Les Alternatifs, Lesbian and Gay Pride Lyon, Lesbiennes of Color, Les Debunkers, Les durEs à queer, Les Effronté-e-s, Living room project Marne la Vallée, Marche Mondiale des femmes, Marches européennes contre le chômage, MRAP, Mémorial 98, MJCF, MNCP, M’PEP, 9eme Collectif Sans Papiers, NPA, PCF, PCOF, PG, Pink Bloc Paris, Planning familial, Ras l’Front Marne-la-Vallée, Ras l’Front 38, RedSkins Limoges, REFLExes, République et Socialisme, Réseau pour un avenir sans fascisme, SKB (Union des femmes socialistes de Turquie/France), SGEN-CFDT Académie de Versailles, SLU (Sauvons l’université), SNESUP-FSU, SNPTES-UNSA, SNTRS-CGT, Solidaires Etudiant-Es, SOS Homophobie, SOS Racisme, Sortir du colonialisme, STRASS, SUD Culture Solidaires, Syndicat des avocats de France, Syndicat de la magistrature, UJFP, UNEF, UniEs-Vers-Elles, Union syndicale Solidaires, UNL, UNSP, VISA (Vigilance et initiatives syndicales antifascistes)…

Lieux et horaires :

Samedi 22 juin

Agen 11 heures Place Wilson

Albi 11 heures Place du Vigan

Angoulême 15 heures Place du champ de mars

Aubagne 10 heures 30 Cour Foch

Auch 10 heures 30 Place de la mairie

Bayonne 10 heures Mairie

Brest 14 heures Place Guérin

Chambéry 15 heures Place Caffe

Clermont-Ferrand 15 heures Place Delille

Dijon 14 heures 30 Place de la libération

Grenoble 15 heures 30 Place de la gare

Le Mans 15 heures Place de la république

Lorient 14 heures 30 Place Aristide Briand

Lyon 14 heures Place Bellecour

Marseille 11 heures Vieux port

Metz 15 heures

Montpellier 15 heures Place du Peyrou

Nantes 16 heures Place royale

Nîmes 11heures Maison carrée

Reims 15 heures Place d’Erlon

Rennes 15 heures Place du parlement de Bretagne

Saint-Nazaire 17 heures Esplanade des Droits de l’Homme

Tarbes 10 heures

Toulouse 10 heures Square De Gaulle

Tours 15 heures Ancienne mairie

Dimanche 23 juin

Angers 15 heures Place du ralliement

Avignon 15 heures Place du palais des papes

Bordeaux 16 heures Place Jean Moulin

Brives Charensac 12 heures Pont de la chartreuse

Caen 15 heures Place Saint-Pierre

Le Havre 11 heures Parc de l’hôtel de ville

Paris 15 heures Place de l’Opéra

Pau 15 heures Place Clémenceau

Poitiers 14 heures Place de Provence

Strasbourg 16 heures Place Kléber



Commentaires

jeudi 18 juillet 2013 à 20h14

c’est pas lui qui avait cherché la bagarre ? il semblerait qu’il n’y aie pas eu d’intention de meurtre dans la coup porté. attendez les résultats d’enquête et de la justice, vous risquez de vous décrédibiliser plus encore !

lundi 17 juin 2013 à 13h56

Il y a, à l’appel de collectifs unitaires, des manifs décentralisées dans toute la France le we du 22/23 juin.

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vendredi 14 juin 2013 à 19h10 - par  électron libre

pourquoi toujours a paris ???????

il faut delocaliser...les manifs , on a pas tous les moyens financiers de monter à la capitale