La Semaine en régions

mardi 14 octobre 2014
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CHALETTE 7 mars Journée anticoloniale consacrée à la mémoire de l’esclavage.

avec Garcin Malsa président du Mouvement International des Réparations

Centre de loisirs Louis Aragon

Impasse de la Prairie

Chalette sur Loing

MARSEILLE

Programme dans l’article dédié

Du 5 au 21 mars : Première édition de la semaine anticoloniale et antiraciste de Marseille

Quels que soient les nouveaux masques derrière lesquels il se cache, le colonialisme a toujours les mêmes stratégies oppressives : occupations militaires, asservissements des populations, pillage des ressources locales, création d’administrations économiques, juridiques et culturelles hégémoniques, contrôle et répression des migrant -e- s…

Cette politique expansionniste des pays dominants s’accompagne de la réactivation constante des mythologies racistes, permettant à la fois la mise à l’écart et l’humiliation des populations exploitées, et l’activation, entre elles, de querelles rendant plus difficiles les solidarités nécessaires à l’émancipation des peuples.

La France, si elle a perdu "officiellement" ses colonies (en niant l’histoire de "ses" îles), n’a jamais cessé sa politique colonialiste. Elle l’a particulièrement affirmée ces dernières années, en se distinguant par un durcissement de sa logique impérialiste :

- à l’extérieur de ses frontières, par son alliance affirmée aux gouvernements totalitaires (nous n’oublierons jamais le soutien de notre gouvernement à la politique d’apartheid de l’état sioniste, et au permis de tuer qu’Hollande décerna cet été à Netanyahu), et par son ingérence militaire et économique, notamment sur le continent africain ;

- mais également sur son propre territoire, en stigmatisant les populations des quartiers, en menant une politique ouvertement raciste et en protégeant avec cynisme une police assassine, bras armé de ce gouvernement postcolonialiste.

L’après-Charlie aura permis, sous couvert "d’union nationale", de voir se dessiner distinctement une nouvelle carte de la population, où une ligne de partage sépare d’un côté une population française ouvertement rangée derrière la bannière d’un état ségrégationiste, et un un peuple en terre de France, peuple multiple où se repèrent, désorganisés mais dans une netteté de plus en plus à vif, tout ce que l’homogénéité morale, raide, absolue d’une France machiste, raciste et colonialiste peut considérer comme singularités indésirables : les étranger-e-s, avec ou sans papiers, les enfants des ex-colonies, qu’ils aient la nationalité française ou non, les rroms, les pauvres et les précaires lorsqu’ils cessent d’être soumis, les chômeurs, les sdf, les errants – volontaires ou non.

Nous le savons, la confusion est la pire des armes politiques. La propagande d’état, largement relayée par la quasi totalité des médias, joue de cette confusion, qui permet d’asservir des peuples entiers au nom des droits de l’homme, de participer au massacre de la population palestinienne sous couvert de combat contre l’antisémitisme, de mener une politique raciste au nom de l’antiracisme, et, aujourd’hui, de mener une guerre sans merci à toute forme de pensée critique... sous couvert de combat pour la liberté d’expression – avec, comme emblème, le nom d’un journal islamophobe et sexiste.

Cette semaine anticoloniale et antiraciste nous permet de travailler contre cette confusion, en réunissant des militant-e-s, des penseurs, des artistes qui, de là où ils sont, pensent et agissent pour la décolonisation des peuples, mais également des esprits. C’est l’occasion de croiser des paroles différentes, de partager des expériences, de confronter des pratiques de lutte, de diffuser et d’apprendre des réalités souvent cachées.

Cette manifestation marseillaise existe grâce à la complicité, et à l’aide communicationnelle et logistique de sa grande soeur parisienne, qui fête cette année sa dixième édition. Elle a été imaginée et réalisée en urgence par quelques militant-e- s d’horizons différents, qui ont mutualisé pour l’occasion leurs moyens et leurs réseaux. Elle a vocation à devenir un rdv annuel.

Nous écrivons ces lignes avec, à l’esprit, deux noms :

- tout d’abord celui d’Ibrahim Ali Abdallah, adolescent de 17 ans tué il y a tout juste 20 ans par des militants d’extrême droite, colleurs d’affiche du front national, alors qu’il rentrait chez lui, dans une cité des quartiers nord de Marseille. Pour la presse et les dirigeants politiques, il s’agit d’un fait divers ayant coûté la vie d’un jeune français d’origine comorienne. Pour nous, c’est l’assassinat d’un enfant de Marseille par le pire que peut produire notre société capitaliste ;

- et enfin, celui de George Ibrahim Abdallah, militant communiste révolutionnaire, combattant pour la libération de la Palestine, depuis plus de 30 ans enfermé dans les geôles françaises. Malgré l’avis des juges qui s’étaient prononcé pour sa liberté conditionnelle, Valls a décidé de le garder derrière les barreaux, afin de satisfaire la volonté de vengeance des Etats-Unis et d’Israel. Ainsi la France détient, avec les USA (Léonard Pelletier, miltant de I’American Indien Movement, est emprisonné, lui, depuis1976) l’insupportable record du plus vieux prisonnier politique du monde.

Cette première édition de La semaine anticoloniale et antiraciste de Marseille leur est dédiée.

ANNONAY

27 février 19h30 Soirée organisée par l’ASTI d’Annonay autour du livre édité par Survie "Françafrique, la famille recomposée" en présence de Raphaël GRANVAUD.

Librairie "La Parenthèse" 9 boulevard de la République 07100 ANNONAY.

BORDEAUX

5 Mars 20h30

Hommage à René Vautier à l’Utopia le 5 mars

La 10è semaine Anti coloniale et antiraciste rend hommage à René Vautier (1928 – 2015), grand cinéaste, militant de l’anticolonialisme.

Rdv 20 h 30 le jeudi 5 mars, à l’Utopia

Projection unique de AVOIR 20 ANS DANS LES AURES, (copie restaurée)

Précédé de AFRIQUE 50, premier court métrage anticolonialiste.

Débat avec Isabelle Bettinger du réseau Sortir du Colonialisme,

soirée animée par Gilbert Hanna de la clé des Ondes (90.1)

Films présentés par André Rosevègue et Jean Pierre Lefèvre.



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