Programme MARSEILLE 16 mars - 2 avril

vendredi 22 janvier 2016
popularité : 3%

ANGLES MORTS / ANCRAGES

COMITÉ GIA / DAR LAMIFA

EQUITABLE CAFÉ / FUIQP SUD

GUPS / GÉNÉRATION PALESTINE

LIBRAIRIE TRANSIT / MANIFESTEN

MOLOTOV / SURVIE PACA

16 MARS Genre, Classe, Origine : comment articuler les luttes ?

À l’occasion de la Journée Internationale des Droits des Femmes, Ancrages, Perspective plurielles et le CIDFF Phocéen vous invitent à la soirée-débat Genre, Classe, Origines : comment articuler les luttes ?

Le principe porté par les féminismes Noirs selon lequel les discriminations de genre, de classe et d’origine ne se conçoivent pas séparément, trouve un écho particulier en France aujourd’hui.

Nos histoires aussi sont plurielles et les mobilisations dé-coloniales d’hier et d’aujourd’hui viennent questionner les tentations d’un nationalisme uniformisant.

Cette soirée veut ainsi valoriser et transmettre les formes d’engagements et de luttes des Afro-descendantes.

17h30-18h20 : Atelier participatif autour de l’exposition « Du pluriel dans le féminisme », conçue par Perspectives Plurielles, présentant le courant des féministes Noires américaines co-animé avec la participation active du public par :

Béatrice BORGHINO

Myriam RAMBACH

et plusieurs autres militantes associatives.

18h30 : Ouverture de la soirée :

Samia CHABANI, déléguée générale d’Ancrages

Blandine TOMAS, présidente du CIDFF Phocéen

18h30-19h15 : Table-ronde : Retours d’expériences et engagements des Afro-descendantes de Marseille :

Naky SY SAVANÉ, de l’Union des femmes du Monde -GAMS Sud

Noro ISSAN-HAMADY, présidente de l’association Graines PEPSE

19h15-20h30 : Intervention « Afroféminisme, sa place et son rôle aujourd’hui en France, pourquoi est-il nécessaire ? »  :

Raphaëlle GUITTEAUD, du Collectif Peaux Cibles- Collectif afro-féministe de Rennes

Amélie KOULANDA, blogueuse et activiste de Marseille

Carolina FAYE et Roseline CONTRÔLE du Collectif des Rosas

Table de presse animée par la librairie Transit

L’Agora des mémoires est un cycle de rendez-vous d’échanges proposé autour des valeurs républicaines qui ont présidé à la tradition d’accueil de la France.

17 MARS Quelle solidarité avec la Palestine en milieu universitaire ?

Rencontre avec Kristian Davis Bailey (Black 4 Palestine)

Dans le cadre de l’IAW (Israel Apartheid Week).

18h30 / Librairie Transit, 45 Bd de La Libération, 13001 Marseille

La semaine contre l’apartheid israélien (IAW) consiste en une série d’initiatives internationales organisées principalement dans les universités. La jeunesse cherche ainsi à sensibiliser l’opinion sur le système d’apartheid israélien et à renforcer le soutien au mouvement de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) qui s’est développé partout dans le monde depuis 2005.

Génération Palestine est une association de jeunes qui luttent pour la reconnaissance et le respect des droits du peuple palestinien. Elle soutient les Palestinien-ne-s dans leurs droits à la vie, à l’autodétermination et donc à la résistance.

Black4Palestine Suite à l’opération Bordure Protectrice, lancée sur Gaza, les mouvements Noirs Américains, héritiers d’une histoire de solidarité se sont de nouveau emparés de la question palestinienne.

En 2014, une délégation de militants des organisations de Ferguson, de Black Lives Matter, Black Youth Project et d’autres, est allée une dizaine de jours en Palestine historique (http://www.ebony.com/news-views/dre...).

Un an plus tard, pour commémorer le massacre des gazaouis, une campagne Black4Palestine est lancée avec un communiqué (http://www.aurdip.fr/declaration-de...) qui accueillera plus de 1000 signatures d’organisations et de personnalités noires américaines, d’universitaires, d’artistes et de prisonniers politiques. Ce communiqué souligne l’importance de la convergence des luttes dans un contexte où les États se soutiennent mutuellement dans leurs crimes.

De ce fait, il nous a semblé intéressant de voir comment la solidarité envers les Palestiniens peut s’articuler avec la lutte pour nos propres droits, pour la justice et pour l’égalité. Dans deux pays, la France comme les Etats-Unis, aux passés esclavagistes, coloniaux et impérialistes, inviter B4P est ainsi l’occasion de parler de la Palestine mais aussi de tous les mécanismes d’oppression et de soutien qui permettent à l’Apartheid de perdurer.

Kristian Davis Bailey est un journaliste indépendant, originaire de Détroit. Son travail se concentre sur la documentation et la construction de ponts entre les luttes Noires et Palestiniennes.

Il a coordonné l’appel à la solidarité « Black4Palestine » en 2015. Diplômé de Stanford en 2014, il a durant ses études été actif dans l’association Etudiants pour la Justice en Palestine (Students for Justice in Palestine) tant à l’échelle de son campus qu’à l’échelle nationale.

19 MARS Ni Guerres Ni état de Guerre.

Rencontres et débats autour du collectif Ni guerres ni état de guerre.

16h / Equitable café, 56 cours Julien, 13006 Marseille

20 MARS Les juifs algériens dans la lutte anticoloniale.

Trajectoires dissidentes (1934-1965)

Rencontre avec P. J. Le Foll-Luciani, autour de son dernier livre, sur la base d’une projection de photographies et de documents d’archives.

17h / Dar Lamifa, 127 rue d’Aubagne, 13006 Marseille

Avant et pendant la guerre d’indépendance algérienne, une petite de minorité de juifs algériens ont participé à la lutte anticolonialiste. Descendants de juifs autochtones, faits citoyens français par le colonisateur en 1870, ces hommes et ces femmes ont généralement commencé à se considérer comme des Algériens après l’épreuve des discriminations antijuives de Vichy. Ce livre éclaire ces trajectoires dissidentes en les confrontant à l’histoire de la société coloniale algérienne.

Pierre-Jean Le Foll-Luciani, historien et auteur de l’ouvrage, présentera certaines de ces trajectoires sur la base d’une projection de photographies et de documents d’archives.

http://www.trajectoires-dissidentes...

20 MARS Sidi Wacho + Dj Antù (Colectivo Andigena)

Concert d’Expression Populaire !

Ouverture 19h

Concert 20h / Molotov, Place Paul Cézanne, 13006 Marseille

Sidi Wacho c’est le nouveau collectif inclassable avec Saidou et Jeoffrey l’accordéoniste du Ministère des Affaires Populaires (MAP) , le cumbiero Juanito Ayala de Santiago du Chili, Boris Viande à la trompette aux couleurs balkaniques, El Pulpo aux percussion et Dj Antü (Colectivo Andigena).

Mais attention, ne vous méprenez pas, Sidi Wacho ce n’est pas de la cumbia, ce n’est pas du rap, ce n’est pas de la musique des Balkans.

Sidi Wacho c’est de l’expression populaire made in Lille et Santiago, avec des textes engagés qui piquent et qui nous rappellent que « la lucha sigue ».

https://www.youtube.com/watch?v=aww...

https://www.youtube.com/watch?v=fx8...

23 MARS Inégalité des chances dans les quartiers populaires

• Éducation populaire et oisiveté

• éducation scolaire et délinquance

• emploi et chômage

Conférence de J.P. Mignon, L. Mucchielli et S. Bouamama.

18h30 / Espace 233 C.E.C. 13800 Istres

23-24 MARS CONVERGENCE DES LUTTES AU QUARTIER DE LA SAVINE

Dans le cadre de la semaine de solidarité pour Georges Ibrahim Abdallah

• Graff et Expression populaire avec les artistes militants du Dip Social Club et les anciens du MIB.

• Exposition : Les Grandes Figures de la Lutte Anticoloniale.

En journée Quartier de la Savine. / Collation sur place / Prix libre

25 MARS CLR James. La vie révolutionnaire d’un « platon noir »

Rencontre avec M. Renault autour de son dernier livre.

19h / librairie transit, 45 bd de la libération, 13001 Marseille

Qui, en France, connaît C. L. R. James ? Né en 1901 à Trinidad, alors colonie de la Couronne britannique, et mort à Londres en 1989, celui que le Times dénomma à la fin de sa vie le « Platon noir de notre génération » est pourtant une figure intellectuelle et politique majeure d’un siècle qu’il aura traversé presque de part en part.

Intellectuel diasporique par excellence, militant panafricain de la première heure, James a pris part aux grands mouvements de décolonisation de son temps en Afrique et dans la Caraïbe et fut un acteur de premier plan des luttes noires aux États-Unis.

Pour ce « marxiste noir », révolution socialiste et luttes anticoloniales-antiracistes étaient intimement enchevêtrées : elles s’inscrivaient dans l’horizon d’une « révolution mondiale » dont la source et le centre ne pouvaient plus être la seule Europe. C’est à celle-ci que James s’est voué corps et âme pendant plus de cinq décennies, débattant et collaborant avec ses contemporains aux quatre coins du monde.

Dans une conjoncture où la gauche radicale éprouve de grandes difficultés à renouveler ses stratégies face aux revendications des minorités non blanches et où la critique de l’eurocentrisme bat de l’aile, méditer la vie et l’œuvre de James pourrait se révéler essentiel dans la tâche de construction d’une pensée de l’émancipation qui soit, enfin, à la mesure du monde.

Matthieu Renault est maître de conférences en philosophie à l’université Paris-8 Vincennes-Saint-Denis.

Il est l’auteur de Frantz Fanon. De l’anticolonialisme à la critique postcoloniale (Amsterdam, 2011) et de L’Amérique de John Locke. L’expansion coloniale de la philosophie européenne (Amsterdam, 2014).

26 MARS Elections, contre-pouvoirs et solidarités internationales.

Table ronde sur les processus électoraux en Afrique avec S. A. Saïd Mohamed Jaffar, V. Da Seth, J.L. Marolleau

16h / A l’Equitable Café,

Alors qu’au Burkina Faso ou en Turquie, les peuples tentent vaillamment d’opérer une transition politique et sociale, des mascarades électorales et des « coups d’état constitutionnels » se profilent dans bien d’autres pays d’Afrique

(voir la frise chronologique suivante : http://tournonslapage.com/wp-conten...).

Si dans certains pays on trouve peu de contestations (Comores), dans d’autres une répression très sanglante tente de museler toute opposition (Burundi, Djibouti, Turquie…). Dans le même temps la diplomatie française au mieux ne réagit pas, au pire adoube ces régimes autoritaires et dictatoriaux, participant à l’étouffement de mouvements démocratiques et progressistes. Face à une telle oppression des peuples, pouvons-nous tisser des liens et des solidarités concrètes ?

29 MARS Le visa Balladur et l’île comorienne de Mayotte

Rencontre avec S. A. Saïd Mohamed Jaffar, militant comorien.

19h / Librairie transit, 45bd de la libération 13001 Marseille

Depuis 1975, suite à la déclaration unilatérale d’indépendance des Comores, le gouvernement français a décidé, en violation du droit international et des résolutions de l’ONU, de rattacher l’île comorienne de Mayotte à la France. Depuis 1995, un visa empêche les Comoriens de circuler librement sur la partie mahoraise de leur archipel, séparant souvent des familles. En 2011, Mayotte est devenue un département français, puis une Région Ultra Périphérique de l’Europe.

En conséquence, plus de 10000 comoriens ont trouvé la mort dans la traversée entre l’île d’Anjouan et Mayotte, plus de 100 000 réfugiés sont en situation « illégale », plus d’un tiers des expulsions du territoire français ont lieu chaque année à Mayotte.

29 MARS « Insulaires »

Un spectacle de E. Doumbia. Texte de Y. Lahens, J. Kincaid, F. Kanor.

Trois auteures majeures pour trois monologues de femmes puissantes qui racontent trois moments de l’histoire des Antilles. Un parcours littéraire et musical où Eva Doumbia fait résonner magnifiquement le passé et le présent d’une histoire mal traitée, souvent oubliée.

Plus d’infos sur les spectacles d’Eva Dumbia à Marseille durant la semaine : http://www.theatre-lacriee.com/prog...

19h / Théâtre de la Criée / PAF : 6-12€

30 MARS L’identité noire au féminin

Projection du film « Trop noire pour être française »

Débat avec E. Doumbia, metteuse en scène, I. Boni-Claverie, scénariste et réalisatrice, M. Condé, auteure et F. Vergès, écrivain et chercheuse.

14h / l’Alcazar, 58 cours Belsunce, 13001 Marseille

14h : Documentaire : Trop noire pour être française d’ Isabelle Boni-Claverie, 2015, France, 52 min.

Avec ce documentaire, la réalisatrice Isabelle Boni-Claverie cherche à faire comprendre ce qu’on ressent quand on est discriminé. A partir de son histoire de femme métissée victime de racisme malgré son milieu bourgeois, elle dresse un panorama global de la discrimination dont sont victimes les Noirs en France.

A travers son histoire, l’intervention de spécialistes, de témoignages, de sketchs comiques, et d’extraits de JT la réalisatrice démontre combien le passé colonial conditionne le regard de la France sur ses citoyens noirs.

15h Table ronde avec Maryse Condé, auteure, Isabelle Boni-Claverie, réalisatrice et Eva Doumbia, metteur en scène, modérée par Françoise Vergès

La célèbre romancière guadeloupéenne Maryse Condé est l’auteure d’une œuvre considérable et maintes fois primée. Révélée au grand public par Ségou, elle a longtemps enseigné à l’université de Columbia, où elle a dirigé le Centre des études françaises et francophones. Dans quelle mesure le fait d’être noire a-t-il joué dans son parcours et son écriture, tant en France qu’à l’étranger ? La réception de son œuvre est-elle différente dans les pays francophones, dont certains sont parfois d’anciennes colonies françaises ? Culture et création permettent-elles d’aller au delà du racisme ?

Eva Doumbia, metteur en scène, et Isabelle Boni-Claverie, scénariste et réalisatrice, que Maryse Condé a pu inspirer dans leurs parcours de création, sont présentes aux à ses côtés pour une table ronde modérée par Françoise Vergès, écrivain et chercheuse, Chaire Global South(s), Collège d’études mondiales, Paris, pour témoigner des difficultés ou de la chance que peut représenter dans leur parcours le fait d’être une intellectuelle noire, de langue française

Un éclairage unique sur la culture française vue d’ici et d’ailleurs.

Table ronde suivie d’une séance de dédicaces.

30 MARS Rassine monmon, papa.

Tome1 : Ce passé qui ne passe pas...

L’histoire de toute une jeunesse réunionnaise déboussolée, à qui on a séché tout espoir de développement au pays natal.

Projection du film de G. Michael, en sa présence.

20h30 / Vidéodrôme, 49 Cours Julien / PAF : 3 euros

1963, le tout jeune département français de la Réunion atteint les 400 000 habitants, dont la moitié a moins de 20 ans.

1963, encore, Michel Debré (ancien 1er ministre de DeGaulle) devient député de La Réunion et entame une politique démographique qui va du contrôle des naissances* à « l’exportation » en France d’un grand nombre de jeunes réunionnais, voire des enfants, se servant d’institutions telles que l’armée, la fonction publique et les organismes sociaux.

Pour cela, il crée le Bureau pour le développement des migrations intéressant les départements d’outre-mer (le Bumidom).

Je suis allé à la rencontre de plusieurs de ces migrants qui, comme mes parents, ont franchi l’océan sous l’impulsion de l’état français.

Ce 1er tome pose le contexte dans lequel mes parents ont « désoté la mer »** pour un aller sans retour pour l’hexagone, à la fin des années 60. L’histoire de toute une jeunesse réunionnaise déboussolée, à qui on a séché tout espoir de développement au pays natal, vécue comme une promotion sociale, pour quelques uns, et pour de nombreux autres, comme un exil.

*interdit dans l’hexagone.

** traversé la mer. http://rassinemonmonpapa.jimdo.com

31 MARS : Les discriminations dans l’espace public, le contrôle au faciès

Soirée débat avec S. CHABANI, L. BOUAROUA et E. BOUAROUA. dans le cadre de la Semaine de l’éducation contre le racisme et de l’antisémitisme.

18h00 / Maison de la Région, 61 La Canebière, 13001 Marseille

Organisé par les associations par Eclore et Ancrages dans le cadre de la Semaine de l’éducation contre le racisme et de l’antisémitisme.

Ancrages vous invite à la soirée débat sur le contrôle au faciès, rencontre qui répond aux enjeux de sensibilisation à la lutte contre les discriminations, partagés par Eclore et Ancrages dans le cadre de la Semaine de l’éducation contre le racisme et de l’antisémitisme.

L’information en direction des jeunes s’inscrit dans le relais de l’appel à la mobilisation contre le racisme et les discriminations dites raciales lancé par le Défenseur des droits, compétents sur les manquements à la déontologie des personnels de la sécurité.

Construire des outils de participation des jeunes pour une citoyenneté méditerranéenne active est au cœur du partenariat avec Migrations et développement et Chouf chouf.

L’impact des discriminations sur le sentiment d’appartenance et de citoyenneté est un enjeu sensible qui sera l’objet de ce rendez-vous : Des évènements marquant l’histoire de la xénophobie à Marseille aux mobilisations collectives de lutte contre le racisme, quelles mémoires aujourd’hui ?

Intervention de Samia CHABANI, déléguée générale d’Ancrages.

Extraits dans le cadre de la campagne d’archives orales menée par Ancrages pour les AD13.

Au prisme de la problématique du contrôle au faciès, sensibiliser aux enjeux des discriminations.

Intervention de Léa BOUAROUA et Elias BOUAROUA d’Eclore, autour du projet « Faciès Book », du jeu participatif WOOP WOOP.

Exposition « L’égalité Trahie » produite par Open Society Foundation.

Cette rencontre s’inscrit dans le projet Pour une citoyenneté méditerranéenne active en partenariat avec Migrations et développement et Choufchouf.

L’Agora des mémoires est un cycle de rendez-vous d’échanges proposé autour des valeurs républicaines qui ont présidé à la tradition d’accueil de la France.

Retrouvez ici le programme de nos soirée-débats L’agora des mémoires

Entrée libre dans la limite des places disponibles sur inscription en remplissant le formulaire sur http://ancrages.org/event/12766/

31 MARS :« Décoloniser les arts. »

Rencontre avec E. Doumbia L. Cuckermann, F. Vergès et G. Dambury, du collectif décoloniser les arts.

17h00 / l’Equitable Café , 56 Cours Julien, 13006 Marseille

1er AVRIL « Algérie-France :

Éléments de mémoire historique pour aujourd’hui »

• Présentation des ouvrages de H. Bracco : Des « Européens » restés en Algérie indépendante aux actes de refus pendant la guerre d’Algérie

• Vernissage : « Algérie, un retour pour la paix » : Exposition photographique et fragments filmés, par C. Filiu Mouhali et F. Mouhali

• Représentation : « La blessure » : texte théâtral de M. Bracco, mis en scène par P. Estienne et interprété par C. Lavigne et P. Estienne.

19h / Dar Lamifa, 127 rue d’Aubagne, 13006 Marseille

En 1830, l’état français commence la conquête de l’Algérie, alors partie de l’Empire Ottoman. A partir de la deuxième République (1848), l’Algérie devient trois départements français ouverts à une politique de peuplement : Français de la « métropole » mais aussi Européens (Espagnols, Italiens principalement). Des terres « indigènes » furent distribuées à certains arrivants afin d’enraciner socialement le nouveau peuplement. Les enfants d’Européens nés en Algérie purent opter pour la nationalité française à leur majorité tandis que les indigènes furent soumis au code de l’indigénat (les Juifs d’Algérie devinrent citoyens français en 1870). Les « indigènes » furent également soumis comme « sujets français » à la conscription qui les fit participer aux guerres de la France et en particulier aux deux guerres mondiales.

Les insurrections, comme les manifestations contre la colonisation furent réprimées. L’insurrection algérienne du 1er novembre 1954 suscita la réponse du ministre de l’intérieur de l’époque, François Miterrand : « La seule négociation c’est la guerre ». On appela cette guerre « opération de maintien de l’ordre » (colonial en l’occurrence) jusqu’en 1999.

La soirée se propose d’apporter des éclairages sur la face souvent ignorée de la colonisation et de la guerre de 1954-1962. Des « Européens » restés en Algérie indépendante aux actes de refus pendant la guerre d’Algérie : Le parcours d’une historienne dans l’autre face de l’Histoire

Hélène Bracco apportera sa contribution sur deux points :

– Les « Européens » qui sont restés en Algérie indépendante : Comment ces « Européens » ont-ils perçu la situation avant l’insurrection ? Comment se sont-ils positionnés ? Pourquoi leur choix de ne pas partir de l’Algérie ?

– Les réfractaires français à la guerre coloniale de 1954-1962, les conditions et les conséquences de leur engagement.

« Algérie, un retour pour la paix » : Exposition photographique et fragments filmés, par Carole Filiu Mouhali et Ferhat Mouhali

En avril 2015, des appelés de la guerre d’Algérie et des pieds-noirs voyagent d’Alger à Constantine. Leur objectif : rencontrer d’anciens combattants algériens et retrouver les lieux où ils ont vécu. Mais aussi tisser avec les Algériens une nouvelle relation sereine.

Après avoir présenté les extraits filmés de ce voyage, le vernissage de l’exposition photographique de Carole Filiu Mouhali aura lieu autour d’un verre et de « petites choses algériennes à grignoter ».

Représentation : La blessure, texte théâtral de Michel Bracco, mis en scène par Pauline Estienne et interprété par Charlotte Lavigne et Pauline Estienne.

Une vieille femme parle à un fils absent. Sous une forme fragmentée, les images du passé (re)surgissent révélant le refoulé de son histoire, de l’Histoire, telle une ombre qui hante l’espace de sa mémoire.

Entre rêve et réalité, le poids du souvenir de cette vieille femme est l’occasion d’ouvrir un dialogue pour les nouvelles générations.

Les ouvrages d’Hélène BRACCO :

- L’autre Face « Européens » en Algérie indépendante, éditions Non lieu, Paris, 2012 (réédition revue et augmentée) (première édition : Paris-Méditerranée, Paris, 1999).

- Pour avoir dit non – Actes de refus dans la guerre d’Algérie (1954-1962), éditions Paris- Méditerranée, Paris, 2003.

2 AVRIL Salon Anticolonial et antiraciste

Table ronde : les dangereuses impostures de la guerre anti-terroriste.

Avec R. Granvaud et Aydin Baran.

16h - 18h / Equitable Café , 56 Cours Julien, 13006 Marseille

Table ronde qui viendra apporter des éléments d’analyse des conflits et opérations militaires menées par la France dans le Sahel et au Moyen-Orient. Raphaël Granvaud est membre de l’association Survie et auteur des livres Que fait l’armée française en Afrique ?, éditions Agone, octobre 2009 ; Areva en Afrique, une face cachée du nucléaire français, éditions Agone, février 2012.

Aydin Baran est membre de l’association Kurde de Marseille.

Depuis les prises d’otages par AQMI en 2010, la crise malienne, et surtout suite aux tragiques attentats de 2015, la guerre contre le terrorisme est devenu le grand étendard des forces militaires françaises. Cela se traduit notamment par des opérations conséquentes : les opérations Sabre en Afrique de l’Ouest, Serval au Mali, Chammal en Irak puis en Syrie, et Barkhane dans tout le Sahel.

Présentées comme de simples réactions logiques à une menace terroriste peu définie, soi disant porteuses de nobles objectifs tel que la défense de la démocratie et la sécurité, ces opérations sont loin d’être neutres. Elles s’entremêlent avec de nombreux autres conflits locaux ou régionaux, participent de jeux et conflits d’intérêts entre Etats, s’inscrivent dans une continuité avec l’histoire coloniale et néo-coloniale… Et ont des conséquences désastreuses.

Alors que des collectifs contre les guerres impérialistes sont en train de se mettre en place en France, cette conférence viendra apporter des éléments de compréhension des conflits et opérations menées dans le Sahel et au Moyen-Orient, et sera l’occasion de discuter des actions à mettre en place pour arrêter ces guerres.

Pour écouter l’émission issue de la table ronde de l’année dernière intitulée « La France et la guerre contre le terrorisme : opérations extérieures et ennemi intérieur » :

http://www.zinzine.domainepublic.ne...

Rencontre avec l’auteur du livre lauréat du prix du livre Anticolonialiste.

19h / Dar Lamifa, 127 rue d’Aubagne, 13006 Marseille

Concerts : Rap’Elles + Ladja

21h / Dar Lamifa, 127 rue d’Aubagne, 13006 Marseille



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