Plaques de rues nominées au prix de la "plaque colonialiste de l’année"

En partenariat avec Sine Hebdo
jeudi 11 février 2010
par  Dou
popularité : 3%

Boulevard Vincent Auriol. (Paris 13)

Que doivent penser nos amis malgaches du fait que le père du plus grand massacre colonial à Madagascar (entre 80000 et 100000 morts) en 1949 ait un boulevard d’un kilomètre et demi au cœur du 13eme arrondissement de Paris ? Une petite rue aurait suffi à ce socialiste, ami de Blum et résistant à Londres qui devint le premier président de la IV ème République et qui refusa que Madagascar choisît l’indépendance et devînt un « Etat libre au sein de l’union Française ». Rebaptisons cette trop grande artère parisienne des noms des députés malgaches condamnés à l’époque : Raseta, Ravoahangy et Rabinanjara. Ça aurait de la gueule, non ?

Avenue Léopold II (Paris 9)

Fin XIXeme, Léopold II, roi des Belges, s’appropria le Congo pour sa fortune personnelle, y fit exploiter le caoutchouc nécessaire à la nouvelle industrie des pneus, ne reculant devant aucune atrocité. Considéré aujourd’hui comme un véritable génocide, cet esclavage criminel a entraîné la mort de millions d’Africains et la mutilation de centaines de milliers d’autres au nom de la rentabilité. Ce Souverain là a son avenue dans le 9eme arrondissement de Paris. Débaptisons vite cette artère, donnons lui le nom d’un vrai grand prince Belge : Franquin.

Rue de Sidi Brahim Paris 12 eme

Désolé Siné, cette rue ne célèbre pas le vin un peu lourd d’Algérie mais, en 1845, un des grands massacres de soldats français dont l’armée s’honore encore. Seize survivants sur les 450 bonshommes engagés dans un combat perdu d’avance sous les ordres d’un maniaque délirant : Lucien de Montagnac. Comme il est curieux de glorifier ainsi, la folie des hommes. Et dire qu’il n’y a pas de rue Louis Lecoin à Paris, le premier des insoumis, l’anarchiste déserteur, le père de l’objection de conscience.

Place Johnston (Bordeaux)

Bordeaux a un petit problème avec son passé négrier. La mémoire de son histoire affleure à chaque coin de rue rappelant au promeneur que la fortune, encore insolente, de la ville s’est construite sur le commerce triangulaire mais il n’y a pas eu de travail historique et salvateur qui permettrait d’assumer cette histoire. Ce William Johnston (1699-1772) vint étudier le négoce à Bordeaux et se montra si doué qu’il organisa des expéditions négrières en direction de l’Amérique. Il a sa place dans un joli quartier. Quand même !! A l’occasion de ce travail de mémoire, profitons en pour rebaptiser cette place du nom de la grande voyageuse féministe : Flora Tristan, autre bordelaise.



Commentaires

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dimanche 21 février 2010 à 04h31 - par  little

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