Un mauvais coup de Nicolas Sarkozy et de Bernard Kouchner ?

vendredi 19 mars 2010
par  Kamel
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Le Président et son docile ministre des Affaires étrangères seraient-ils à nouveau à l’origine d’un mauvais coup contre les Palestiniens ? Ils profiteraient des prochaines réunions du Conseil des Affaires étrangères de l’Union européenne, le 22 mars, et du Conseil d’Association avec Israël, le lendemain, pour relancer leur projet de « rehaussement » des relations entre l’Union et l’Etat israélien, lequel conférerait à ce dernier un statut de quasi Etat membre de l’Union.

En décembre 2008, sous présidence française, « notre » ministre des Affaires étrangères avait travaillé à cette décision, adoptée malgré le vote contraire du Parlement européen. Mais l’offensive meurtrière d’Israël contre Gaza avait fait, tout de même, capoter l’opération.

Si cette information devait se confirmer, il s’agirait d’une véritable et insupportable provocation, alors qu’Israël poursuit son siège inhumain de la population de Gaza et vient d’annoncer la construction de 1 600 logements nouveaux dans les colonies de Cisjordanie et à Jérusalem-Est. Cette décision visant à offenser le vice-président américain Joseph Biden, venu inaugurer d’improbables « négociation indirectes » entre Israéliens et Palestiniens, a provoqué une crise avec les Etats-Unis – la plus grave depuis trente-cinq ans, selon l’ambassadeur américain à Tel-Aviv. Les « négociations » quant à elles sont mort-nées.

Que, dans ces conditions et à contrario, l’Union européenne donne un gage majeur à Israël constituerait un encouragement insensé aux autorités israéliennes et un véritable reniement de ses engagements, réaffirmés en décembre dernier par ses ministres des Affaires étrangères. Ceux-ci s’étaient prononcés clairement pour l’édification d’un Etat palestinien indépendant dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est pour capitale. C’était il est vrai après le rapport Goldstone… Si elle veut contribuer à la paix, non seulement l’Union européenne ne doit pas « rehausser » les relations UE-Israël, mais elle doit suspendre l’Accord d’association tant qu’Israël n’en appliquera pas l’article 2, qui « fonde » sa mise œuvre sur le « respect des principes démocratiques et des droits de l’homme fondamentaux ».

L’AFPS appelle ses adhérents à redoubler d’efforts pour utiliser la campagne Boycott-Désinvestissement-Sanctions comme moyen de pression et à agir contre le double langage des dirigeants français et européens. Elle les appelle aussi à élargir résolument le rassemblement nécessaire autour de cette action pour que les citoyens s’en mêlent. Pour que la paix progresse enfin au Proche-Orient, il faut impérativement en finir avec l’impunité d’Israël !



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