Ils ont défendu la colonisation ! Citations

lundi 11 décembre 2006
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- Alexis de Tocqueville

« Si les nègres ont droit à n’être pas ruinés par la liberté des nègres. (...) Il est équitable d’accorder aux colons (...) une indemnité représentant la valeur vénale des esclaves mis en liberté. » « Nous avons rendu la société musulmane beaucoup plus misérable, plus désordonnée, plus ignorante et plus barbare qu’elle n’était avant de nous connaître ». « La tyrannie européenne les a rendus plus désordonnés et moins civilisés qu’ils n’étaient déjà. La condition morale et l’état physique de ces peuples ont cessé d’empirer en même temps, et ils sont devenus plus barbares à mesure qu’ils étaient plus malheureux. » « Il n’y a ni utilité ni devoir à laisser à nos sujets musulmans des idées exagérées de leur propre importance, ni de les persuader que nous sommes obligés de les traiter en toutes circonstances précisément comme s’ils étaient nos concitoyens et nos égaux . » « Il peut donc et il doit donc y avoir deux législations très distinctes en Afrique parce qu’il s’y trouve deux sociétés très séparées. Rien n’empêche absolument, quand il s’agit des Européens, de les traiter comme s’ils étaient seuls, les règles qu’on fait pour eux ne devant jamais s’appliquer qu’à eux. » « J’ai souvent entendu en France des hommes que je respecte, mais je n’approuve pas, trouver mauvais qu’on brûlat des moissons, qu’on vidât les silos et enfin qu’on s’emparât des hommes sans armes, des femmes et des enfants. Ce sont là des nécessités fâcheuses, mais auxquelles tout peuple qui voudra faire la guerre aux Arabes sera obligé de se soumettre. » « La conservation des colonies est nécessaire à la force et à la grandeur de la France. »

- Bugeaud

« Envoyez-moi les idéologues en Afrique où je reste, pour les faire tuer. Ce serait là bien servir le pays. » « Je dirais au commandant de chacune de ces colonnes : général, votre mission n’est pas de courir après ces Arabes, ce qui est fort inutile ; elle est d’empêcher dans votre zone, les Arabes de semer, de récolter, de pâturer...la Chambre trouve ce moyen trop barbare. Messieurs, on ne fait pas la guerre avec des sentiments de philanthropie... Je préférerai toujours les intérêts français à une absurde philanthropie pour les étrangers qui coupent la tête de nos soldats prisonniers ou blessés. »

- Jules Ferry

« Il y a un droit des races supérieures vis-à-vis des races inférieures » « Si nous avons le droit d’aller chez ces barbares, c’est parce que nous avons le devoir de les civiliser. (...) Il faut non pas les traiter en égaux, mais se placer au point de vue d’une race supérieure qui conquiert. » « Les nations ne sont grandes que par l’activité qu’elles développent ; ce n’est pas le rayonnement pacifique qu’elles sont grandes à l’heure qu’il est. Rayonner sans agir, sans se mêler des affaires du monde, (...) en regardant comme une aventure toute expansion en Afrique ou dans l’Orient, vivre ainsi c’est abdiquer et, bien vite, c’est descendre du premier rang au troisième et quatrième et plus rapidement qu’on ne pense. (...) Nous devons nous mettre en mesure de faire ce que font les autres nations et, puisque la politique d’expansion coloniale est le mouvement général des puissances européennes, nous devons en prendre notre part. (...) La France ne veut pas être seulement un pays libre, mais un grand pays, exerçant son influence sur les destinées du monde et répandant, partout où il peut les porter, ses mœurs, sa langue, ses armes, son drapeau, son génie. » « D’après la doctrine communément admise par les auteurs, un État peut acquérir, par la seule prise de possession, la suzeraineté de territoires, soit inoccupés, soit appartenant à des tribus sauvages. »

- Le lieutenant-colonel de Montagnac

« Toutes les populations qui n’acceptent pas nos conditions doivent être rasées. Tout doit être pris, saccagé, sans distinction d’âge ni de sexe : l’herbe ne doit plus pousser où l’armée française a mis le pied. Qui veut la fin veut les moyens, quoi qu’en disent nos philanthropes. Tous les bons militaires que j’ai l’honneur de commander sont prévenus par moi-même que s’il leur arrive de m’amener un Aabe vivant, ils recevront une volée de coups de plat de sabre. (...) Voilà, mon brave ami, comment il faut faire la guerre aux Arabes : tuer tous les hommes jusqu’à l’âge de quinze ans, prendre toutes les femmes et les enfants, en charger des bâtiments, les envoyer aux îles Marquises ou ailleurs ; en un mot, anéantir tout ce qui ne rampe pas devant nous comme des chiens. »

- Frédéric Martens (extrait de son Traité de droit international 1886)

On a le droit d’occuper « des terres n’appartenant à personne et habitées par des tribus barbares » « Le droit international européen n’est point applicable aux relations d’une puissance civilisée avec un nation demi-sauvage. (...) Le droit international n’est pas applicable à tout le genre humain. Comment saurait-on appliquer ce droit, qui est un produit de la civilisation et une conséquence de la communauté des idées morales et juridiques des nations civilisées, aux peuples qui n’ont aucune conscience des devoirs qui en découlent ? » Aux « peuples sauvages et demi-barbares », il « est impossible de reconnaître quelques règles de droit, sous lesquelles ils devraient courber leur volonté. La force palpable et impérieuse peut seule les forcer à céder devant le droit d’autrui et à s’incliner devant la nécessité absolue. »

- Victor Hugo

« Je crois que notre nouvelle conquête est chose heureuse et grande. C’est la civilisation qui marche sur la barbarie. C’est un peuple éclairé qui va trouver un peuple dans la nuit. Nous sommes les Grecs du monde, c’est à nous d’illuminer le monde. Notre mission s’accomplit, je ne chante qu’Hosanna. » « Au lieu de faire des révolutions, on ferait des colonies ! Au lieu d’apporter la barbarie à la civilisation, on apporterait la civilisation à la barbarie ! (...) L’Asie serait rendue à la civilisation, l’Afrique serait rendue à l’homme. » « L’Asie a son histoire, l’Amérique a son histoire, l’Australie elle-même a son histoire, qui date de son commencement dans la mémoire humaine, l’Afrique n’a pas d’histoire ; une sorte de légende vaste et obscure l’enveloppe. (...) Les deux peuples colonisateurs, qui sont deux grands peuples libres, la France et l’Angleterre, ont saisi l’Afrique ; la France la tient par l’ouest et par le nord, l’Angleterre la tient pas l’est et pas le midi. Voici que l’Italie accepte sa part de ce travail colossal. (...) Au XIXè siècle, le Blanc a fait du Noir un homme ; au XXè siècle, l’Europe fera de l’Afrique un monde. » « Peuples ! Emparez-vous de cette terre. Prenez-la. A qui ? à personne. Prenez cette terre à Dieu. (...) Où les rois apporteraient la guerre, apportez la concorde. Prenez-la, non pour le canon, mais pour la charrue ; non pour le sabre, mais pour le commerce ; non pour la bataille, mais pour l’industrie ; non pour la conquête, mais pour la fraternité. »

- Saint-Simon

« J’ai eu l’avantage de voir des têtes coupées ou des corps sans tête, de voir des blessés, d’entendre le canon et le sifflement des balles. (...) Voilà donc ce qu’on appelle encore en 1840 porter la civilisation dans un pays ! C’est horriblement bête, mais enfin c’est un fait ; les hommes en 1840 en sont encore là. » « Voici donc l’œuvre de travail, de culture, d’industrie ; l’œuvre de civilisation, qui, elle-même, sera le prélude de l’organisation du travail en France. (...) C’est donc la colonisation de la province de Constantine que je considère comme l’école normale où peuvent se former les vrais organisateurs du travail en France. »

- Ernest Lavisse

« France et humanité ne sont pas deux mots qui s’opposent l’un à l’autre ; ils sont conjoints et inséparables. Notre patrie est la plus humaine des patries. »

- Paul Leroy-Beaulieu

« La colonisation est la force expansive d’un peuple, c’est sa puissance de reproduction, c’est sa dilution et sa multiplication à travers les espaces. C’est la soumission de l’univers ou d’une vaste partie à sa langue, à ses mœurs, à ses idées et à ses lois. Un peuple qui colonise, c’est un peuple qui jette les assises de sa grandeur dans l’avenir et de sa suprématie future. (...) Le peuple qui colonise est le premier peuple : s’il ne l’est pas aujourd’hui, il le sera demain. »

- Rouanet

« Je crois qu’il est faux de considérer la colonisation comme un phénomène purement capitaliste. La colonisation est également un fait historique. Pour ce motif, j’appuie la résolution de Terwagne. Il est possible, dès aujourd’hui, d’obtenir aux colonies des améliorations considérables. (...) Je trouve que le capitalisme a bon dos, lorsqu’on lui endosse tous les crimes de la colonisation. Celle-ci n’est pas un phénomène capitaliste, mais historique. (...) Les peuples des pays civilisés européens et américains se trouvent devant des espaces énormes. Doivent-ils oui ou non se servir de ces espaces pour améliorer l’existence économique de leur pays ? Je réponds affirmativement. »

- Léon Blum (Chambre des députés, 1925)

« Nous admettons le droit et même le devoir des races supérieures d’attirer à elles celles qui ne sont pas parvenues au même degré de culture. »

- Jean Jaurès (Chambre des députés, 1903)

« La France a d’autant le droit de prolonger au Maroc son action économique et morale que (...) la civilisation qu’elle représente en Afrique auprès des indigènes est certainement supérieure à l’état présent du régime marocain. »

- Eugène Fournière (député, 1908)

« La mission civilisatrice qui est aujourd’hui le prétexte de l’intervention (au Maroc) sera demain un devoir de la démocratie sociale »

- Francis de Pressensé (congrès de Brest de la SFIO, 1913)

« Les indigènes sont des races encore à une période de l’enfance. »

- Maurice Allard (député, dans L’Humanité, 1913)

« Je me sens intellectuellement bien plus proche d’un Allemand que des Noirs primitifs et grotesques embauchés par M.Etienne pour réhausser le prestige de la revue du 14 Juillet. »

- Joseph Lagrosillière (député, congrès de Clermont-Ferrand de la SFIO, 1926

« L’assimilation est plus que la forme politique de la politique coloniale socialiste que nous préconisons : elle en est la substance »

- Maurius Moutet (Ministre des Colonies, 1936)

« Une politique coloniale aura d’autant plus de chances d’être constructive et doublement féconde qu’elle se préocupera moins de communiquer d’une manière directe l’idéologie socialiste aux indigènes. »

- François Mitterand (ministre de l’intérieur, nov. 1954)

« Des Flandres au Congo (...), la loi s’impose et cette loi est française(...). Telle est notre règle, non seulement parce que la Constitution nous l’impose, mais parce que cela est conforme à nos volontés. »

- Léon Gambetta 1873

« La colonisation est une étape nécessaire vers la revanche (contre la Prusse) qui ne sera possible que lorsque le pays aura refait ses forces matérieles et surtout morales autour de cette valeur essentielle, la Patrie. »

- Ernest Renan (Membre de l’Académie Française élu en 1878, 1871)

« La conquête d’un pays de race inférieure, par une race supérieure, qui s’y établit pour le gouverner, n’a rien de choquant... Autant les conquêtes entre races égales doivent être blâmées, autant la régénération des races inférieures par les races supérieures est dans l’ordre providentiel de l’humanité. L’homme du peuple est presque toujours chez nous un noble déclassé ; sa lourde main est mieux faite pour manier l’épée que l’outil servile... Versez cette dévorante activité sur des pays qui comme la Chine, appellent la conquête étrangère... chacun sera dans son rôle. La nature a fait une race d’ouvriers ; c’est la race chinoise, d’une dextérité de main merveilleuse sans presque aucun sentiment de l’honneur... gouvernez-la avec justice... elle sera satisfaite ; - une race de travailleurs de la terre, c’est le nègre, soyez bon pour lui et humain et tout sera dans l’ordre ; - une race de maîtres et de soldats, c’est la race européenne. »

- Jules Lemaître (Membre de l’Académie Française élu en 1895, 1887)

« Tandis que ces sauvages dansaient, je me répétais malgré moi la vieille réflexion qui est dans la "Sagesse" de Pierre Charron et qui devait être déjà dans quelque auteur ancien : il y a plus de différence d’homme à homme que d’animal à homme. Allez voir ces fils monstrueux de l’Afrique équatoriale : vous aures sûrement cette impression que l’abîme est moindre entre les bons chiens qui jappent près de là et un Achanti, qu’entre un Achanti et M. Taine ou M. Herbert Spencer. »



Commentaires

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samedi 3 août 2013 à 19h13 - par  Karuki

Dommage, dommage que les références des citations ne soient pas citées.

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samedi 8 juin 2013 à 11h55 - par  nico
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samedi 17 février 2007 à 21h20 - par  Rimbert

Bravo pour ce chapitre qui met en lumière la part d’ombre d’hommes que je ne m’attendais pas à trouver là !
Aucune citation de femmes en revanche, aussi bien pour que contre le colonialisme. Etaient-elles indifférentes à cette situation ? je ne le pense pas, il existe en tout cas des femmes qui ont pris position contre le colonialisme, qu’il s’agisse de Louise Michel ou de Georges Sand, dommage qu’elles ne soient pas citées .