Mort suite à intervention policière du jeune tunisien de Grasse : Non à l’impunité

samedi 8 mai 2010
par  Kamel
popularité : 5%

Nous venons d’apprendre l’ordonnance de non lieu prononcée par les juges chargées d’instruire le dossier sur les conditions de la mort d’Abdelhakim Ajimi, jeune tunisien de 22 ans décédé en mai 2008 suite à une interpellation violente effectuée par deux policiers à Grasse, dans les Alpes maritimes.

Rappelons que le parquet avait ouvert dans les jours suivant la mort de Hakim Ajimi une information judiciaire pour "homicide involontaire", estimant au vu de plusieurs expertises que l’interpellation et les méthodes employées étaient légitimes mais les techniques non maîtrisées par les agents.

Plusieurs rapports d’expertise médicale avaient conclu au fait que la mort du jeune homme est due à une asphyxie mécanique consécutive à une compression thoracique et une clef de bras pratiquées par les policiers avec trop de force et durant trop longtemps.

Sur la base de ces rapports et sur celle des témoignages auxquels ils avaient eu accès, les proches de Hakim Ajimi, plusieurs associations parmi lesquelles la FTCR et nombre d’habitants de Grasse constitués en un comité "Justice pour Hakim" ont estimé que la mort du jeune homme était la conséquence directe de l’interprétation particulièrement brutale et injustifiée à la quelle il a été soumis et au refus consécutif de lui préter assistance alors qu’il était inanimé. Déjà à l’époque, la décision des magistrats instructeurs de ne pas mettre en examen les agents de police impliqués (ils y ont été contraints par la suite par un arrêt de la Chambre d’instruction) faisaient craindre une procédure "complaisante" en faveur des agents de police.

La Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) :

- Condamne le fait que la responsabilité de la mort d’Abdelhakim Ajimi reste à ce jour impunie

- Réitère sa solidarité avec la famille Ajimi et soutient sa démarche pour faire appel de cette décision de non lieu.

- Se joint à l’appel à la manifestation du 08 mai 2010 à Grace, organisée par la famille Ajimi et le collectif Vérité et Justice pour Abdelhakim Ajimi pour commémorer le deuxième anniversaire de son décès.

- Interpelle la Justice tunisienne et lui demande des information sur les suites de l’information judiciaire dont l’ouverture a été annoncée en mai 2008 par le Parquet de Tunis, et sur les mesures d’assistance à la famille Ajimi.

Une délégation des militants de la FTCR de la région Paca participera à la manifestation.

Paris le 07 Mai 2010

Pour la FTCR Le président Tarek Ben Hiba.



Commentaires