Comores : sursaut national à la question de l’occupation illégale de l’île de Mayotte

mercredi 7 mars 2007
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Comores : l’Assemblée Parlementaire de l’Union des Comores et le Gouvernement veulent redonner un sursaut national à la question de l’occupation illégale de l’île comorienne de Mayotte par La France.

Source : Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

El-Had Said Omar

230207/eso/hzkpresse/6h30

Moroni, vendredi 23 février 2007 (HZK-Presse) – Le coup d’envoi des activités de la « Semaine Anti-coloniale » a été donné hier jeudi à 10 heures dans l’enceinte de l’assemblée nationale, en présence du vice-président de l’Assemblée, Mohamed Larif Oukacha, du vice-président de l’Union Ikililou Dhoinine, du président de l’assemblée de l’île de Ngazidja ainsi que de nombreux élus, membres de gouvernement et dirigeants de partis politiques et organisations de la société civile.

Il s’agit d’une initiative collective impliquant l’Assemblée de l’Union, le Comité Maore [collectif crée en 2004 pour réactiver la revendication du retour de l’île de Mayotte dans l’ensemble comorien], l’association des Anciens parlementaires comoriens et le Collectif des associations et amis des Comores (CAAC) basé en France.

La cérémonie d’ouverture a donné lieu à quelques interventions, dont celle du président de la Commission parlementaire des relations extérieures, de la coopération de la défense, des affaires sociales et de la sûreté de l’Etat, le député Assoumani Youssouf Mondoha.

Ce dernier a surtout présenté le rapport de mission de la délégation comorienne qui avait pris part au Forum social mondial qui s’est tenu à Nairobi en janvier dernier et les résultats enregistrés par la diplomatie parlementaire sur le dossier de Mayotte qui, selon Mondoha « revêt désormais une dimension participative et populaire ».

Il ressort de ce rassemblement du Palais du peuple la proposition de création dès cette année 2007 d’une « Commission mixte Assemblée de l’Union et Gouvernement » dans l’objectif de « redonner un sursaut national » à la résolution de la question de cette quatrième île de l’archipel des Comores demeurée sous administration de l’ancienne puissance coloniale, depuis l’accession du pays à son indépendance en 1975.

Les organisateurs de cette « Semaine anti-coloniale » envisagent également de saisir le parlement panafricain sur le dossier, en vue de réactiver le « Comité ad hoc des Sept » institué en 1976 par l’Organisation de l’unité africaine (actuelle Union africaine), pour aider le jeune Etat comorien à recouvrer sa souveraineté sur cette île considérée comme faisant partie intégrante du territoire national, par des résolutions de l’assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies, en vertu du principe de « l’intangibilité des frontières héritées de la colonisation », soutient le conférencier.

Quant à Idriss Mohamed, secrétaire général du Comité Maore, il a tenu à rendre hommage à l’engagement de la classe politique comorienne dans son ensemble, en révélant à l’assistance que « 2007 sera aussi l’année de la bataille pour la suppression du visa Balladur ».

Instauré à Mayotte en 1995 par l’ancien premier ministre français, Edouard Balladur, ce visa serait « responsable de nombreuses pertes humaines sur le bras de mer séparant Mayotte des trois autres îles sœurs de l’archipel » [estimées entre 4000 et 4500 victimes selon les statistiques d’un observatoire indépendant basé dans l’île].

Les activités de la Semaine anti-coloniale se poursuivront jusqu’au 25 février prochain, notamment par des conférences-débats sur « les conséquences d’une décolonisation inachevée », la lecture de messages de soutien, des chants patriotiques ainsi que la signature d’une pétition « contre l’annexion de Mayotte par la France et pour la défense de l’intégrité territoriale des Comores ».

Retirée de l’ordre du jour de l’Assemblée général des Nations Unies, depuis 2005 par l’ancien régime du colonel Azali Assoumani, la question de Mayotte pourrait de nouveau y être réintroduite dès cette année 2007, selon un engagement pris par le nouveau gouvernement du président Ahmed Abdallah Sambi, et confirmé à la presse en décembre dernier par le chef de la diplomatie Ahmed Ben Said Jaffar.

[ Fait à Moroni le 23/02/2007]

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Commentaires

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mardi 19 mars 2013 à 20h07 - par  Clémence

Durant ma session sur la toile du jour, j’ai lu votre billet par chance : je suis d’accord sur tous les plans. Clem23 intervenant de la page guide-fauteuilroulant

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jeudi 6 janvier 2011 à 12h18 - par  rithamoore

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mardi 22 avril 2008 à 23h47 - par  alhadji

je suis comorien et je voudrais vous dire que vous avez raison.a mon il vaut mieux que vous restiez avec vos freres francais et je veux sourtout vous dire que vous faites l’exception d’un peuple au 21 eme siecle qui prefere la soumission plutot que l’independance. vous humiliez l’Aafrique et les gens qui ont lutté contre l’exclavage et la colonisation. je vous conseille de demander une independance car vous ne vous rendez pas compte que vous humilez l’Aerique juste pour des ailles de poulet alors que vous le savez tres bien que vous ne serez jamais des francais.vous resterez des SAKALAVAS juqu’ a la fin de vos jours.alors s’il vous plait, arretez de faire croir au FRANCAIS qu’ils ont bien fait de coloniser l’Aerique. enfin, ameliorez votre francais avant de de vous declarer francais.

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mardi 20 novembre 2007 à 02h47 - par  babynat

En réponse à Damien,

En 1974, la question n’a pas été posée aux mahorais, aux nyumakeleens... elle a été posée au peuple comorien qui massivement, plus de 90%, a dit oui à l’indépendance.

IL n’y a pas donc d’erreur,

La domination des peuples colonisés s’est faite souvent à coups de canonières dans la gueule. On demandaitpas à ces peuples de voter démocratiquement pour être colonisés. c’est une anomalie que de leur demander de voter pour se libérer du joug colonial. D’accord il n’y a pas d’autre façcon (paisible) que de passer par les urnes...

Force est de constater que même la voie des urnes quant quand elle ne va dans le sens qu’il souhaite le colonisateur prend n’importe qu’elle prétexte pour se maintenir dans ses "possessions".

La france en violation du droit international va-t-elle annexer Mayotte ?

babynat

dimanche 27 mai 2007 à 14h05

Mayotte est comrienne et le demeurera à jamais, la fierté d’une nation reside dans la richesse des ses valeures culturelles. La France comme d’autres puissances occidentales qui se sont servis de la colonisation pour étendre leur puissance territoriale et politique n’a jamais voulu reconnaitre ses responsabilités dans le désequlibre socio-économique des pays africains. Sans doute vous qualifierez la France d’un sauveur car elle vous soule avec les quelques euro versés dans vos comptes à chaque fin du mois, mais en réalité d’où vient cette richesse de la France ? Cher frère mahorais,sincerement nous comoriens et fier de l’être car nous constituons des valeures intrinsèques et défendables à tous les niveaux. Vous allez demeurer toujours ignorant dans cette occupation française, ne vous est jamais arriver de penser pourquoi jusqu’à une date recente les mahorais n’ont pas droit à des études universitaires, l’administraton mahaoraise est dirigée par des blancs, et vous osez parler du droit. La pauvreté est dans la tête moi je suis pas pauvre car je suis libre.

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vendredi 25 mai 2007 à 09h30 - par  tanque

Monsieur l’ambassade de merçainere de comore,

Je suis citoyen comorien et j’ai entendu ce que vous avez annoncé hier c’est la honte pour vous et pour votre pays.
Monsieur Vomis mourir que d’avoir honte pour vous-même et encor pour votre pays.

Nous les Comoriens on vous accuse de rien mais malheuresment c’est la vérité.
Les années passer les présidents ils étaient avec vous pour faire ce que vous voulez mais aujourd’hui le président il est contre de vos magoui alors vous échoué.

Est- ce que vous avez penser qu’un jour il aura un président qui sera contre vous ?
Non mais aujourd’hui il est depuis 1975 que vous avez déclaré que nous sommes indepndence sans statut officiel vous avez le pouvoir de tué nos présidents jusqu’a ce jour.

Pour quoi vous avez annoncer que les Comoriens vous accusez et que vous n’avez pas porté plainte aux nations UNIS si c’est faut comme ça vous allez condamner les Comores comme vous le faites depuis 1975 ?

Je suis comorien je vous promets que nous les Comoriens ont vous ne laissera jamais en paix jusqu a ce jour que vous quitterez au comores ça c’est sur est certain.

Vous êtes le premier ennemi de comores es que vous penser que ce que vous avez le président AHMED ABDALH ,MOHAMED TAKI, ALI SOILIH, et Monsieur DJOHAR que nous ne le savons pas vous êtes tors vous les complices comoriens qui sont pour nous écraser-nous les petits aujourd’hui nous avons notre président que nous avons le droit de dire la vérité en face de vous.

Je vous rappelle une chose que la France et les complices comoriens un jour a l’autre vous allez nous payer ce que vous faite chez nous.

Je vous rappelle encore un chose aujourd’hui nous les comoriens nous sommes près a mourir pour notre pays alors soit prudent vous et tous les blanches que vous êtes au comores car nous vous laisserons jamais en paix aujourd’hui c’est notre chance de combattre contre les ennemis comme vous la France et les complices comoriens même MAYOTTE.
Je vous dis encor que je vous menace pas mais c’est la réalité.

Nous SOMMES près DE sacrifier notre vie pour les autres alors ne joué pas le malin.
Depuis nous demandons des militaires pour les votes de comores et pourquoi ?

C’est la dernière question pour vous ?

Au revoir

Site web : http://URL
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vendredi 25 mai 2007 à 09h28 - par  tanque

Monsieur l’ambassade de merçainere de comore,

Je suis citoyen comorien et j’ai entendu ce que vous avez annoncé hier c’est la honte pour vous et pour votre pays.
Monsieur Vomis mourir que d’avoir honte pour vous-même et encor pour votre pays.

Nous les Comoriens on vous accuse de rien mais malheuresment c’est la vérité.
Les années passer les présidents ils étaient avec vous pour faire ce que vous voulez mais aujourd’hui le président il est contre de vos magoui alors vous échoué.

Est- ce que vous avez penser qu’un jour il aura un président qui sera contre vous ?
Non mais aujourd’hui il est depuis 1975 que vous avez déclaré que nous sommes indepndence sans statut officiel vous avez le pouvoir de tué nos présidents jusqu’a ce jour.

Pour quoi vous avez annoncer que les Comoriens vous accusez et que vous n’avez pas porté plainte aux nations UNIS si c’est faut comme ça vous allez condamner les Comores comme vous le faites depuis 1975 ?

Je suis comorien je vous promets que nous les Comoriens ont vous ne laissera jamais en paix jusqu a ce jour que vous quitterez au comores ça c’est sur est certain.

Vous êtes le premier ennemi de comores es que vous penser que ce que vous avez le président AHMED ABDALH ,MOHAMED TAKI, ALI SOILIH, et Monsieur DJOHAR que nous ne le savons pas vous êtes tors vous les complices comoriens qui sont pour nous écraser-nous les petits aujourd’hui nous avons notre président que nous avons le droit de dire la vérité en face de vous.

Je vous rappelle une chose que la France et les complices comoriens un jour a l’autre vous allez nous payer ce que vous faite chez nous.

Je vous rappelle encore un chose aujourd’hui nous les comoriens nous sommes près a mourir pour notre pays alors soit prudent vous et tous les blanches que vous êtes au comores car nous vous laisserons jamais en paix aujourd’hui c’est notre chance de combattre contre les ennemis comme vous la France et les complices comoriens même MAYOTTE.
Je vous dis encor que je vous menace pas mais c’est la réalité.

Nous près avons sacrifier notre vie pour les autres alors ne joué pas le malin.
Depuis nous demandons des militaires pour les votes de comores et pourquoi ?

C’est la dernière question pour vous ?

Au revoir

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samedi 5 mai 2007 à 08h09 - par  Msa Hazi

En faveur de l’information anticolonialiste, voici un document de référence sur Mayotte la comorienne. Au coeur du débat, sans menaces ni propos condescendants, arrogants et obséquieux.

Bonne lecture.

Source :www.survie.org/

Dossier noir N°19 Comores-Mayotte : une histoire néocoloniale

Dossier noir n°19

Comores-Mayotte : une histoire néocoloniale

de Pierre Caminade

Agir ici et Survie, éditions Agone

Mayotte : « Territoire d’outre-mer ou territoire occupé ? » En droit international, les Comoriens des trois autres îles sont chez eux à Mayotte. Pourtant, ils en sont expulsés par des gendarmes français...

Aujourd’hui, les nouvelles les plus inquiétantes nous parviennent de cette île de l’Océan Indien, dont l’avenir institutionnel reste incertain. Exacerbée par les harangues du préfet et des élus locaux, la chasse aux Anjouanais y prend des dimensions de plus en plus criminelles : des milices locales sont constituées pour chasser de Mayotte, en toute impunité, les Comoriens non Mahorais...

En arrachant Mayotte à son archipel en 1975, la France a violé la règle internationale du respect des frontières lors de la décolonisation du Territoire des Comores. Condamnée plus de vingt fois par l’ONU, cette situation reste illégale et demeure un facteur important de déstabilisation de l’archipel comorien, qui subit depuis 1997 une crise politique et institutionnelle sans précédent.

Ce Dossier noir propose un examen des motivations de la présence militaire française dans cette région. Il analyse le processus de « domtomisation » puis ses conséquences, notamment pour le reste de l’archipel devenu chasse gardée d’une clique de mercenaires, Bob Denard en tête. Enfin, il trace quelques perspectives laissant espérer que la population de Mayotte et des Comores redevienne maître de son destin.

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vendredi 4 mai 2007 à 23h53 - par  GRITAC

MISE AU POINT GRITAC (GROUPE DE REFLEXION POUR L’INTEGRITE TERRITORIALE DE L’ARCHIPEL DES COMORES )

Le 25 04 2007

M. Jacques ROMBI

N’est pas journaliste qui veut !

Moi qui suis encarté en France, à la Commission de la Carte du journaliste, j’ai bien conscience que l’objectivité, les sources fiables et surtout, la liberté d’opinion et d’expression ne sont pas de vains mots. Ils incarnent en revanche, si je vous ai bien lu, des valeurs que vous foulez aux pieds dans votre brûlot.

Certes nous appartenons au même pays, la France et exerçons la même profession, le journalisme. Et pourtant, j’ai le regret de dire que votre France n’est pas la mienne et votre façon de faire du journalisme est aux antipodes de ma conception. Cependant, je m’empresse de vous dire, qu’à l’instar d’une illustre personnalité, je n’aurais de cesse de me battre à fer émoulu, pour que vous puissiez exercer pleinement votre droit d’opinion et d’expression, pour peu que le débat d’idées ait droit de cité. Tout le contraire de votre démarche :

1. Le titre d’abord : "Mayotte, île comorienne depuis quand ?" Question pour le coup saugrenue, dans la mesure où en dépit des convulsions récurrentes dans la région, la nation comorienne a toujours été, et ce, avant le colonialisme français, une réalité historique, sous-tendue par les mêmes données géographiques, culturelles et économiques liées à la spécificité de l’archipel, confirmées par la tradition orale, les textes historiques et les sources les plus fiables. Réduire l’histoire des Comores à la colonisation, ce n’est pas seulement réducteur, c’est inepte et inexacte. Car la culture, la langue, la religion, le peuplement, les us et coutumes ne sont pas sortis comme ça spontanément du chapeau colonialiste. Tout cela est le résultat d’apports de populations venues d’horizons divers, et ce, bien avant l’arrivée des Français. Vous devez vous y faire, il y a bien eu une vie aux Comores (Grande Comore, Mohéli, Anjouan et Mayotte), avant la colonisation. Et ce n’est pas se renier que le reconnaître.

2. Dans votre première assertion vous écrivez : "Il me semble pour le moins choquant d’adresser ce courrier au futur président de la République française émanant de nous, les Français originaires des Comores". En quoi le Français d’origine comorienne ou d’ailleurs italienne, portugaise...commettrait-il le crime de lèse-majesté en déclinant ses origines ? Si un rien vous choque, quel est votre sentiment sur les divers regroupements des métropolitains qui vivent en vase clos, bien loin de leurs compatriotes autochtones, aussi bien à Mayotte qu’à la Réunion, vos lieux de villégiature. Il ne faut pas avoir l’indignation sélective !

3. Vous poursuivez : "En choisissant d’être français, le moindre des respects pour votre pays est de ne pas mettre en doute son intégrité territoriale". Je ne partage absolument pas cet avis, car : - cela reviendrait à dire qu’à partir du moment où l’on est français, on est obligé de tout accepter, tout sacrifier sur l’autel de l’intégrité territoriale, y compris en violation de l’intégrité d’un autre pays, en foulant aux pieds les libertés démocratiques chères à mon pays, berceau des droits de l’Homme et en faisant fi des résolutions des instances internationales. Autant de forfaitures que la morale, les lois et les règles internationales réprouvent. - encore une fois, votre France, n’est pas la mienne. Et si j’ai fait le choix de cette France-là, celle des lumières, c’est pour vivre dans un pays démocratique et de liberté, en y apportant modestement ma petite contribution pour l’édification de la "Maison commune" qui fait de la tolérance, de la justice et de la paix son leitmotiv. Bien loin du pays totalitaire condescendant, paternaliste, en un mot colonialiste... que vous semblez appeler de vos vœux. Définitivement, je suis d’origine comorienne et ne vous en déplaise, je suis français. J’ai autant que vous des devoirs et des droits. Et j’entends en user et à en jouir pleinement.

4. Cela m’amène à parler de votre ton à la fois condescendant et méprisant à notre égard, nous "Français originaire des Comores". Sans chercher à relever les assertions désobligeantes et excessives, donc insignifiantes, lorsque vous écrivez : "Sauf que vous oubliez de le citer dans votre "article", les Comores n’ont d’indépendance que le statut politique, l’économie formelle et surtout informelle dépend encore de la France, premier partenaire commercial et premier pourvoyeur de transferts de fonds venant de la communauté que vous représentez (quelques 40 millions d’euros chaque année)". Désolé, mais vous oubliez à votre tour d’ajouter que les autorités de notre pays (que nous ne confondons pas avec le peuple français), pourvoient également des mercenaires français dont Bob Denard, des coups d’état clef en main et ne se gênent guère pour faire et défaire présidents et régimes politiques comoriens, en y perpétuant des campagnes de déstabilisation, avec la complicité agissante, je vous le concède, des hommes liges comoriens, qu’elles ont pris soin de mettre en place. A ce titre, je me permets de vous signaler que nos associations ont toujours été les premières à condamner la politique de mendicité, de connivence et de compromission poursuivie par les gouvernements comoriens successifs, qui ont plus brillé par leur asservissement que par leur patriotisme. Dans un cas, comme dans l’autre, corrupteurs et corrompus sont à mon sens, également condamnables. Quant à votre numéro de contorsionniste pour justifier la légitimation erronée par les urnes, de l’occupation illégale de l’île comorienne de Mayotte, je vous oppose la fin de non recevoir de la Communauté internationale, dont celle de l’ONU, qui dans sa résolution du 21/10/1975 : « 1. condamne les référendums du 8 février et du 11 avril 1976, organisés dans l’île comorienne de Mayotte par le gouvernement français et les considère comme nuls et non avenus, et rejette : a) toute autre forme de référendum ou consultation qui pourraient être organisés ultérieurement en territoire comorien de Mayotte. b) toute législation étrangère tendant à légaliser une quelconque présence coloniale française en territoire comorien de Mayotte. 2. condamne énergiquement la présence française à Mayotte, qui constitue une violation de l’unité nationale, de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de la République indépendante des Comores ». Du reste, M. Jacques Chirac, n’a-il pas dit le 23 mars 2005, au sommet de Bruxelles, à propos de la présence syrienne au Liban : « On ne peut pas imaginer que des élections se passent sur un territoire occupé ».

5. Quand vous dites péremptoirement : "Il n’y a jamais eu d’unité comorienne", vous vous fourvoyez Monsieur. Et en participant au battage médiatique et aux campagnes de désinformation et de falsification de l’histoire des Comores, instrumentalisé à Mayotte par les tenants de la politique intense de décomorianisation, vous ne faîtes honneur ni à votre profession (journaliste), ni à votre pays (la France). Dans la mesure où, ni la fameuse thèse sur "Mayotte peuplée de catholiques malgaches sakalava", ni l’histoire maquillée de l’usurpateur Andriantsouli, ni les prétendues "sources historiques formelles"... tout cela est battu en brèche, depuis l’ouverture des archives coloniales et la production d’œuvres scientifiques de nouveaux chercheurs et historiens plus informés et plus au faîte des événements historiques, et qui ne souffrent aucune contestation. Vous semblez ignorer que les Comores (la Grande Comore, Mohéli, Anjouan et Mayotte) ont en partage : - le même peuplement, sans entité raciale, ni morphologique, encore moins d’attaches tribales ou ethniques, induites par un brassage de populations de cultures et de civilisations diverses et variées, à différentes époques. - la même langue courante apparentée au swahili, parlée d’un bout à l’autre de l’archipel, avec heureusement, des petites particularités propres à chaque île, qui ne nuisent en rien à la communication. - la même religion musulmane, de même rite shaféite et de la même école sunnite, pratiquée dans la tolérance par l’écrasante majorité des Comoriens. - la même histoire faite d’événements intimement imbriqués, portée avant même la colonisation, par une sorte de fédération de systèmes politiques de chefferies et de sultanats sous l’arbitrage de l’île d’Anjouan. Le tout régi par un droit de libre circulation des biens et des personnes, proscrit aujourd’hui par le tristement célèbre "Visa Balladur" génocidaire. A dire vrai, reconnaissez qu’il y a plus de connexités entre Comoriens (de la Grande Comore, de Mohéli, d’Anjouan et de Mayotte), qu’il n’y a entre Corse, Basque, Breton etc.

6. Vous avez dit "révisionniste", voire même "révisionniste historique" et surtout "Comoriens maîtres dans l’art du double langage (vivant en France mais dénonçant sa présence aux Comores)", "esprits chagrins", "esprit panafricaniste nauséabond". On se calme ! Permettez-moi néanmoins de vous dire que tant d’amalgames et de mots employés à l’emporte pièce à contre sens et surtout à contre emplois, ne peuvent être qu’attentatoire à votre crédibilité. J’ai tendance à croire qu’à bout d’arguments vous préférez vous complaire dans l’invective.

En ce qui me concerne, jouissant de ma liberté d’expression, dans le pays des droits de l’Homme, j’affirme haut et fort et avec moi, la Communauté et les instances internationales, dont l’ONU (Organisation des Nations Unies), l’UE (Union Européenne), l’UA (Union Africaine), la Ligue Arabe etc. que "l’occupation par la France de l’île comorienne de Mayotte est illégale", pour parodier Michel Rocard, dernière personnalité politique française à se prononcer là-dessus.

Souffrez donc Monsieur, que le droit d’expression, une valeur sûre, à caractère universel, s’exerce partout. Y compris à la Réunion, dans le périodique "Témoignage". Souffrez que les associations de la société civile, à l’origine de cette lettre aux candidats, exercent leur droit d’opinion et d’expression partout ou besoin se fait sentir. S’agissant de la région qui nous intéresse, mon association le GRITAC ((Groupe de Réflexion pour l’Intégrité Territoire de l’Archipel des Comores), ne s’est pas gênée - pour condamner fermement en 2005, les propos fulminants du ministre français de l’Outre-mer de l’époque, François Barboin, en faveur d’une remise en cause exclusive du droit du sol français, en terre comorienne de Mayotte. Propos qui, à juste titre, en leur temps ont provoqué l’ire d’une grande partie de la classe politique et des associations des droits de l’Homme, aussi bien à Mayotte, à la Réunion qu’en France. - pour condamner surtout, le marquage à l’ADN proposé par Ibrahim Dindar, président réunonais de l’UCL (Union Centrale Libérale), pour dit-il, confondre ce qu’il appelle avec mépris, des « trafiquants de paternités », en terre comorienne de Mayotte. Il n’en a fallu pas plus pour pousser le millier de défenseurs des droits de l’Homme (français et comoriens) et de courageux « sans papiers », à arpenter ce mercredi 28 septembre 2005, les rues de Mamoudzou, en criant leur raz le bol, avec tous les risques que cela suppose, quadrillés par la cohorte de gendarmes français armés jusqu’aux dents. Un raz le bol amplifié le même jour, dans les rues de Saint-Denis de la Réunion, par la surenchère raciste et xénophobe d’Ibrahim Dindar qui a provoqué l’indignation de toute la communauté comorienne, Mayotte comprise.

Le GRITAC tient à rendre hommage à l’ensemble des originaires des Comores, toutes nationalités confondues, pour leur engagement dans cette lutte, pour l’intégration de Mayotte dans son ensemble naturel. Sans oublier les nombreuses personnalités locales qui, à la Réunion à l’instar de Mohamed Maoihibou, président de la Maison des Comores, Maître Larifou, Samuel Mouen, se disant représentant des Africains et des malgaches à la Réunion, lancent ce mouvement de protestation, auxquelles se sont jointes des personnalités françaises de la Réunion comme Elie Hoarau, Huguette Bello, Gélita Hoarau, Sudel Fuma, Alain Zaneguy, Jean-Pierre Espéret etc. Etant entendu que le plus vibrant des hommages, revient de plein droit aux résidants de Mayotte, opposés à la politique d’occupation de la France. En plus des personnalités attachantes que sont Isabelle, Youssouf Moussa... qui avec abnégation et persévérance, font de l’entente, du rapprochement et de la solidarité entre insulaires de l’archipel, un vrai sacerdoce, il convient de mentionner l’esprit de tolérance du maire de Koungou, M. Saïd Ahamadai, la seule personnalité politique mahoraise à s’opposer ouvertement à « la politique d’exclusion des Comoriens ». Sans oublier de citer Frédérique Hannequin, enseignante à Mayotte, qui écrit dans « Libération » du 27 septembre 2005 : « Merci à M. Baroin [...] Il a déclenché un nauséabond concert de louanges et de surenchères de la part d’une partie de l’ « élite » mahoraise trop contente de pouvoir accuser ses voisins (parfois frères et cousins) comoriens de tous les maux ! ».

On ne peut parler du contentieux franco-comorien sur Mayotte, sans citer André Oraison de l’Université de la Réunion, qui considère la départementalisation de Mayotte à l’orée 2010 comme « une nouvelle manœuvre de la France dirigée contre le peuple comorien, qui revendique Mayotte depuis son accession à l’indépendance le 6 juillet 1975 ». Non sans ajouter un tantinet rêveur : « Il faut espérer que les élites mahoraises auront eu le temps, d’ici là, de se convaincre elles-mêmes que le statut de DOM n’est pas la solution miracle aux maux dont souffrent les sociétés françaises ultramarines.. ». Nous citerons également, la quatrième de couverture de l’excellent « Comores-Mayotte : une histoire néocoloniale » de Pierre Caminade qui stipule : « En 1975, lors de la décolonisation des Comores, la France viole le droit international en arrachant Mayotte à son archipel. Condamnée plus de vingt fois par l’ONU, cette occupation reste illégale ».

Comme vous pouvez le voir, on peut être français et avoir un avis. On a le droit et je dirais même, le devoir de dénoncer, voire même de combattre les actes délictueux, les dérives et forfaitures de n’importe quel pays et à fortiori, le nôtre. Face à cette logique de la politique du fait accompli et de la raison du plus fort, les défenseurs de l’honneur et de la grandeur du Pays des droits de l’Homme que nous sommes, n’avons à opposer que l’argument du bon droit et la force des lois, garanti et couvert par la Communauté internationale. Il serait à notre avis conforme à la stature et à l’image de la France, berceau des droits de l’Homme et de surcroît, membre permanent du Conseil de sécurité, de se conformer enfin, aux résolutions de l’ONU et d’engager pour de bon, des négociations avec la partie comorienne, en vue d’établir une feuille de route, au mieux des intérêts de tous, avec comme finalité le retour de Mayotte dans son ensemble naturel. La France doit pour cela œuvrer, non en attisant les ressentiments et les divisions, mais en favorisant l’entente, le rapprochement et la solidarité entre Comoriens des 4 îles. Et la levée du "Visa Balladur" criminogène est un préalable.

Pour le GRITAC (Groupe de Réflexion pour l’Intégrité Territoire de l’Archipel des Comores), SAID HASSANE Jaffar (Journaliste et membre du GRITAC) E-mail : gritac_2000@yahoo.fr

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mardi 1er mai 2007 à 01h48 - par  Mystère

Comment n’avez-vous pas pu remarquer que cet homme est comorien ?
Il se servait de mille pseudos : il injuriait les Métropolitains avec son personnage mahorais et réapparaissait ensuite comme un ange en tant que Comorien, tout ça pour salir l’image de Mayotte. La phrase la plus soft qu’il ait pu écrire est « Les blancs souillent Mayotte ». Pour lui, tous ceux qui ne croient pas en son dieu ne méritent pas de vivre, et encore moins de vivre à Mayotte, dont les Comoriens veulent s’emparer. Alors, je vous répète, Monsieur le Comorien, qu’on peut être de n’importe quelle confession et être mahorais, je suis moi-même athée et mahorais. Il n’y a que des fous de dieu comme vous qui souilleraient notre île.

Il a appris à modifier son adresse IP pour pouvoir retourner, sous d’autres pseudos, sur les sites, après en être viré. Depuis, il se prend pour « Vice-Dieu ». Ce qu’il ne sait pas, c’est que son fournisseur d’accès Internet retient son adresse IP et que de ce fait à tout moment les flics peuvent débarquer chez lui pour ses propos racistes (Un imam Algérien qui vivait en banlieue Lyonnaise en sait quelque chose). Le réflexe qu’ils ont, ces fous de Dieu, quand ils se savent recherchés par la police, est de partir se cacher dans leur pays d’origines, comme si les agents de la CIA ne savaient pas se déplacer jusqu’aux Comores. Ils y sont allés récemment pour déloger des Comoriens impliqués dans un complot terroriste, d’envergure internationale, et n’ont pas fini d’y retourner pour déloger des intégristes puisqu’il y en a encore des tonnes. Je me demande s’ils n’y sont pas en ce moment, après la tentative de détournement d’avion par des Comoriens il y a quelques mois. J’ai été surpris d’ailleurs de voir qu’ils n’ont pas incendié l’ambassade de France lorsque qu’ils manifestaient contre la publication des caricatures de Mahomet, j’ai cru que c’est ce qu’ils allaient faire quand ils se sont mis à crier devant l’ambassade de France, vêtus de leurs boubous africains.

Les Comoriens essaient de faire croire, parfois en se faisant passer pour des Mahorais, aux Métropolitains et aux têtes des instances internationales, qui souvent ne connaissent pas très bien Mayotte, que Mayotte c’est les Comores. Quel Comorien ne sait pas que pour rien au monde les Mahorais ne voudraient allier Mayotte aux Comores ? Quels manipulateurs ces Comoriens ! D’ailleurs, ils revendiquent Mayotte sans la connaître ; quel Comorien n’a pas été surpris, à son arrivée à Mayotte, de voir que plus de 40% de la population Mahoraise a comme langue natale le shibushi (dialecte originaire de Madagascar) ? Ils disent que Mayotte est « une terre comorienne » parce que le shimahorais, parler mahorais dérivé du swahili, est proche du comorien.. Et le shibushi alors ? Il est proche du comorien, lui, aussi ? Je vais faire venir un copain parlant shibushi parler à un Comorien, je me promènerai nu, du nord au sud puis de l’est à l’ouest, si le Comorien comprend quelque chose. Pourquoi les Malgaches ne réclament-ils pas Mayotte alors qu’une bonne partie de la population Mahoraise a comme langue maternelle le shibushi ? Dans ce cas, il faudrait partager Mayotte en deux : une partie pour les Comoriens et une autre pour les Malgaches. Comment serait-ce possible alors que les villages sont éparpillés un peu partout dans l’île, indépendamment de la langue parlée par leurs occupants ?

En fait, tout le monde, il est beau, et tout le monde, il aime tout le monde à Mayotte, et c’est ça qui rend jaloux les Comoriens. Et puis, les Marocains sont bien Marocains pourtant ils parlent un dialecte arabe ; les Egyptiens sont bien Egyptiens pourtant ils parlent un dialecte arabe aussi ; les Américains parlent anglais pourtant ils sont bien Américains ; les Québécois parlent français pourtant ils sont bien Canadiens ; les Wallons (Vive la Wallonie !) parlent français pourtant ils sont bien Belges. (Quel serait le nombre de pages de mon texte si je continuais ce jeu ?)

Dans beaucoup de pays d’Afrique de l’est, les gens ont une culture proche de la culture comorienne et parlent des langues dérivées du swahili aussi. Regardez en plus comment le Mozambique est tout près de la Grande-Comore ! Pourquoi les Comoriens ne demandent-ils pas à l’Onu d’intégrer le Mozambique aux Comores ? Ils disent aussi qu’ils ont besoin de Mayotte parce que l’ « union fait la force ». Eh bien croyez-moi, vous serez beaucoup plus nombreux avec les Mozambicains ! Un autre truc que disent les Comoriens : « On réclame Mayotte parce que c’est dans l’archipel des Comores ». Eh bien, les Comores se trouvent bien dans le continent africain pourtant elles ont leur propre nationalité, non ? J’aimerais qu’ils me disent par exemple combien de nationalités coexistent dans l’archipel des Antilles !

Vous avez demandé votre indépendance à la France, et elle vous l’a donnée parce que vous ne vouliez plus être des colonisés, mais vous n’acceptez pas le fait que Mayotte est indépendante des Comores ! Comment expliquez–vous cela ? Seuls des Noirs ont le droit de coloniser des Noirs ?

Pendant longtemps, je pensais que ce n’étaient que les dictateurs Comoriens, souvent issus de familles de militaires et n’ayant pas forcément de bagages intellectuels, qui faisaient ces revendications, alors qu’en réalité même les étudiants Comoriens sont liés à leur cause. Ils font tous leurs études en France mais n’arrêtent pas de cracher sur la France. Ils sont drôles ces Comoriens ! Vous les verrez souvent écrire dans leurs articles « L’île comorienne de Mayotte ». Ça me fait rire ! L’argument sur lequel ils s’appuient, dans leur délire, est que même l’Onu reconnaît l’appartenance de Mayotte aux Comores. En fait, les Comoriens ont profité, dans les années 70, de l’ignorance des dictateurs africains et arabes, censés, aux yeux de certains membres de l’Onu, bien connaître la situation de Mayotte par rapport aux Comores, pour imposer l’appartenance de Mayotte aux Comores. Eh bien, continuez à rêver et à faire pression sur vos dictateurs mais sachez que les Mahorais ne sont pas fous pour mêler leur île au bordel qui règne aux Comores. Croyez-vous que ces gens savent mieux que les Mahorais ce qui est bien pour eux ? Il faut être vraiment Comorien pour le croire ! Qui voudrait d’un pays où les manifestants pacifistes sont coupés en petits morceaux ? Qui voudrait d’un pays où les journalistes sont emprisonnés pour un oui pour un non ? Qui voudrait d’un pays dont ses habitants eux-mêmes ne veulent pas ? A votre avis, pourquoi un Comorien devient-il agressif et vous suggère-t-il de ne plus prononcer le mot « comorien » devant lui dès que vous découvrez sa nationalité ? On croirait que le mot « comorien » est un gros-mot.

Et au cas où vous douteriez encore de cette volonté des Mahorais de rester Français, je vous répète que Mayotte est française depuis 1841, donc bien avant la colonisation des Comores, et vous pouvez vérifier qu’elle n’était dépendante d’aucun autre pays avant cette date, donc pas même des Comores. De plus, dans les années 70, alors que les Comoriens ont voté l’indépendance des Comores (ils le regrettent aujourd’hui mais ne l’avoueront jamais), les Mahorais ont voté massivement le maintien de Mayotte au sein de la République Française. La France a par ailleurs proposé aux Mahorais maintes fois, notamment en 1976 et 2000, de décider par référendum du devenir de Mayotte, et ils lui ont choisi, à chaque fois et à une majorité écrasante, un statut convergeant vers celui d’un Département Français, ce qui lui permettra à terme de s’ancrer définitivement, sinon irréversiblement, au sein de la République Française. Tout Métropolitain est donc chez lui à Mayotte, et nous ne cesserons de le clamer même si des Comoriens risquent d’exploser à force de gonfler.

La jalousie de certains Comoriens les conduit souvent à traiter les Mahorais de colonisés et à ressasser qu’ils ne devraient pas être fiers d’eux parce que « leur nationalité d’aujourd’hui est le pur produit des événements », alors même qu’ils cherchent par tous les moyens à obtenir la nationalité française. Je voudrais dire ceci à tout Comorien qui profère ces injures :

[A cause des gens comme vous, les Comores sont aujourd’hui un des pays les plus pauvres au monde, et continuez ainsi à régresser en vous croyant de plus en plus malins pendant que les autres progressent ; Mayotte est aujourd’hui largement plus belle que les Comores, et croyez-moi, elle l’est en partie grâce à la France, sinon, les Comores seraient aussi belles et les Comoriens les plus modestes ne risqueraient par leur vie en prenant des embarcations de fortune pour tenter d’y trouver une vie meilleure ou pour voler des papiers français qu’ils vendent ensuite à leurs "élites", qui, se croyant toujours les plus malignes, préfèrent partir s’installer dans les banlieues marseillaises, parisiennes, lyonnaises, etc., depuis plus de 30 ans pour certains. D’ailleurs, tous les ans, certains se font attraper par la police et sont expulsés du territoire français.
Oui, ma « nationalité d’aujourd’hui est le pur produit des événements », tout comme votre venue au monde, par exemple : quelques semaines avant votre arrivée au monde, si vous vous étiez présenté les pieds en avant, et cela arrivait assez fréquemment, paraît-il, alors qu’il n’existe pas de médecins dignes de ce nom aux Comores, votre mère et vous ne seriez pas là aujourd’hui. Est-ce que cela vous empêche d’être fier de ce que vous êtes ?]

Je les vois venir me demander : « Comment ça se fait que les dames ont contesté le recrutement de la Réunionno-béninoise à la mairie de Bouéni alors que Mayotte est une île Française ? » Beaucoup de nos compatriotes Métropolitains aussi ont dû se poser la même question, et ils ont raison. Cependant, ce qu’ont fait ces femmes est peut-être illégal, mais tout à fait compréhensible. C’est un geste de désespoir. Il faut dire qu’alors que Mayotte se développe, ces femmes sont oubliées, elles ne bénéficient d’aucune aide sociale (ou presque). Le seul moyen qu’elles ont pour s’en sortir est de travailler dur, très dur, avec des moyens dérisoires, tout en espérant qu’un jour leurs enfants puissent les aider en occupant ces postes, ignorant que leur accès est soumis à des règles bien précises. Alors, plutôt que de les critiquer, discutons avec elles pour mieux les comprendre afin de trouver ensemble des solutions. Le Collectif des Femmes Leader de la Vie Publique à Mayotte (CFLVPM) l’a d’ailleurs bien compris, puisque ses membres ont su leur parler et tout est réglé.

J’ai trouvé, par ailleurs, la presse trop dure avec les femmes du CFLVPM, alors que leur action est tout à fait justifiée. On les a même traitées de racistes ! Il n’y a pas de racisme dans leurs démarches ! Elles se sont juste rendues compte des risques qu’on encourt à Mayotte en cédant les postes à responsabilité aux Comoriens ! Que je sache, elles ne refusent que les postes à responsabilité aux Comoriens ! J’approuve totalement leurs actions ! Aussi, j’invite tous les Mahorais, et en particulier les étudiants, à les rejoindre. Les Comoriens, soutenus par leurs étudiants, dont une bonne partie fait ses études en France métropolitaine, ont fondé des associations pour mieux revendiquer Mayotte auprès de l’Onu. Pourquoi les Mahorais n’auraient-ils pas la leur qui empêcherait les Comoriens de diriger Mayotte ? Beaucoup de nos compatriotes Métropolitains étaient contre ces femmes, de peur qu’il leur arrive la même chose. Ces femmes sont fières d’être Françaises et l’ont toujours dit à qui voulait l’entendre. « Beaucoup de nos compatriotes Métropolitains occupent des postes à responsabilité à Mayotte depuis des décennies et jamais personne ne s’en est pris à eux, alors ne nous laissons pas manipuler », ont-elles précisé au préfet lorsqu’ il les a reçues.
Des Comoriens, dont le but est de semer la zizanie entre Mahorais autochtones et ceux d’origines métropolitaines, ont profité de cette situation pour justifier leur revendication de Mayotte auprès des instances internationales, alors ne leur redonnons pas cette occasion. Les femmes du CFLVPM ne font que prolonger le travail de nos grands-parents pour Mayotte Française. Qui n’a pas entendu parler de notre mamie chérie Zéna M’Déré pour ce qu’elle a fait pour nous ?

Certaines personnes disent que le Comorien à qui on refuse ce poste à la CSSM a aussi la nationalité française. Oui c’est vrai, il a une double nationalité, dont une est probablement obtenue après usurpation d’identité, comme tous ces Comoriens qui vivent dans les banlieues françaises, d’où ils revendiquent Mayotte auprès de l’Onu. « Ce sont eux qui ont pillé, et qui pillent encore, les Comores, et comme pour ne pas être soupçonnés avec la double nationalité, ils viennent se réfugier en France métropolitaine, pays colonial, et non-colonial quand il s’agit de se protéger. Ce sont eux aussi qui détournent les millions de dollars qu’accordent aux Comores, chaque année, la France, la Banque mondiale et le FMI », soulignait un copain avec qui je participais à un forum. sur Internet.
Faut-il les laisser occuper les postes à responsabilité à Mayotte ?

Une étude très sérieuse a démontré que si d’ici 10 ans rien n’est fait, les Comoriens seront plus nombreux que nous à Mayotte, donc leurs votes pèseront plus lourds que les nôtres ; des articles relatifs à certains DOM-TOM, dont Mayotte, stipulent qu’ils peuvent cesser de faire partie de la République Française à tout moment si leurs habitants le souhaitent ; plusieurs partis en France métropolitaine défendent l’idée que les étrangers puissent voter aux élections municipales. Vous imaginez ce qui arrivera si en plus on cède les postes clés de notre île aux Comoriens ?

Privilégier la coopération régionale permettra le développement des Comores, qui ne pourra se concrétiser sans la bonne foi et la volonté des « élites » comoriennes, qui ont par ailleurs toutes voté l’indépendance des Comores dans les années 70 avant de partir vivre en France avec des faux-papiers français. La France, soutenue par les Mahorais, travaille avec les Comoriens dans ce sens, mais j’ai bien peur que tous ces efforts ne soient anéantis par les dirigeants Comoriens, qui ont décidé d’irriter à nouveau les Mahorais sur leur choix de rester Français.

Pour finir, je me permets de citer Ti-Punch car je trouve son texte vraiment impeccable :
[Ne laissez pas les autres vous manipuler, gardez la tête haute ! Soyez fiers d’être Mahoraise et Mahorais ! Notre île nous appartient, c’est notre devoir de la protéger ! Nous méritons notre île car nos grands-parents et nos parents se sont battus pour cela, c’est à notre tour de garantir un avenir à nos enfants. MERCI à toutes et à tous.]

Etudiant Mahorais (en Informatique)

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dimanche 8 avril 2007 à 16h21 - par  caac

Ne nous laissons pas abuser par la désinformation, arme suprême du colonialisme en général, et des colons français en particulier. Nos éléments de réponse aux déclarations faussement naïves d’un certain Damiens.

1. Pour l’application de la loi internationale, qui prévaut en la matière sur tout droit national : voir les extraits des résolutions de l’ONU ci-dessous. 23 résolutions de l’ONU au total, depuis 1976, condamnent l’occupation illégale de Mayotte.

2. Personne n’a osé parler d’assimilation sur Mayotte, où plus de 85% des maorais sont musulmans (sunnites) fondamentalement attachés aux valeurs comoriennes.

3. Pour les noyés : quelques 5000 mystérieusement disparus dans 75 Km de bras de mer (en moins de 10 ans) ! Contre tout cynisme, une question d’alerte humanitaire. En tout état de cause, aucune puissance économico-militaire n’a le droit de tracer une frontière contre le mécanisme du Droit International en la matière. Donc ici, la France est bel et bien coupable de crime, quel que soit son pouvoir d’influence actuel au niveau des instances internationales. Voir l’article d’Alternative Libertaire ci-dessous (on en apprend de pas belles sur les tripatouillages colonialistes à la française, tous bords confondus, 1000 fois hélas !)

=> L’ONU condamne la présence française à Mayotte

2 extraits

# Résolutions de l’ONU n° 3385 du 12/11/1975 :

"Résolution relative à l’admission des Comores à l’ONU dans laquelle elle a réaffirmé la nécessité de respecter l’unité et l’intégrité territoriale de l’Archipel des Comores composé des îles d’Anjouan, de la Grande Comore, de Mayotte et de Mohéli. "

# Résolutions de l’ONU n° 31/4 du 21/10/1976 :

« 1- condamne les référendums du 8 février et du 11 avril 76 organisés dans l’île comorienne de Mayotte par le gouvernement français et les considère comme nuls et non avenus, et rejette :

a) toute autre forme de référendum ou consultation qui pourrait être organisées ultérieurement en territoire comorien de Mayotte par la France.

b) toute législation étrangère tendant à légaliser une quelconque présence coloniale française en territoire comorien de Mayotte.

2- condamne énergiquement la présence française à Mayotte qui constitue une violation de l’unité nationale de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de la république indépendante des Comore.
[] »

Voir le texte complet sur le site de l’ONU :
http://www.un.org/french/documents/...

=> Article d’Alternative Libertaire : extraits et références
Comores : L’État français passible de crime contre l’humanité
Au regard du droit international, Mayotte n’est pas un Territoire français d’outre-mer, mais un territoire comorien illégalement occupé par une puissance étrangère. En expulsant chaque années de l’île des milliers de Comoriennes et Comoriens prétendument “ clandestins ”, la puissance coloniale se rend donc coupable de “ déplacement forcé de population ”, donc de crime contre l’humanité.
[]

Quoi que prétendent nos dirigeants de tous bords, c’est une imposture de déclarer que Mayotte doit rester dans le giron d’une France qui foule aux pieds le droit le plus élémentaire de se retrouver et de vivre ensemble pour le peuple comorien. L’État français doit quitter Mayotte et laisser le peuple comorien libre de choisir son avenir.

Source :
http://www.alternativelibertaire.or...
Références citées dans l’article :
-  Pierre Caminade, « Comores-Mayotte, une histoire néocoloniale », Agone, 2003
-  Survie, communiqué du 20 décembre 2005

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dimanche 8 avril 2007 à 01h11 - par  masiwamane

De nombreux Comoriens de la diaspora ont été émus et choqués par les concessions faites par l’Etat comorien aux tenants de « Mayotte-Française » dans les Accords de coopération signés le 5 avril 2005, à l’issue de la réunion de la commission mixte franco-comorienne.
Pourtant, ils semblent se résigner à ce qui paraît inéluctable : le rattachement définitif de Mayotte à la France. Les événements de ces dernières années (et des années à venir) semblent assez logiques :

1995 : Coup d’Etat organisé par la « France officieuse » par l’intermédiaire de l’infatigable Bob Denard. L’armée française enlève le Président Djohar et l’oblige à rester à la Réunion créant ainsi une vacance de pouvoir favorable aux intérêts de la France aux Comores.

1997 : Une conférence régionale réunit les ambassadeurs français de la zone Océan Indien, le préfet de Mayotte à la Réunion et Mansour Kamardine, dirigeant de l’ancien RPR devenu député depuis. L’objectif est de trouver une place à l’île de Mayotte dans la région.

1997 : L’opération de déstabilisation de l’Etat comorien débute en juillet. D’anciens militaires français, après avoir empêché la fête nationale de se tenir à Anjouan le 6 juillet, hissent le drapeau français le 14 juillet. Le 3 août, suivant une stratégie indiquée par Pierre Pujo, Directeur de l’Action française, les séparatistes proclament la naissance de « l’Etat d’Anjouan », puis des jeunes désoeuvrés reçoivent de la Réunion des affiches de J. Chirac et L. Jospin, et manifestent pour demander la recolonisation de l’île par la France. En décembre 1997, alors que l’OUA mène une action de médiation, c’est le Préfet représentant le gouvernement français à Mayotte qui met un peu plus d’huile dans le feu en déclarant dans un journal local : « L’unité des Comores est une construction artificielle de l’histoire coloniale ».

1998 : L’OUA envisage une intervention dans l’île d’Anjouan pour mettre fin au séparatisme et à l’anarchie. La France s’y oppose et la Porte-parole du Ministère des Affaires étrangères ironise même sur « les bruits de bottes dans les coulisses de l’OUA ».

1999 : Coup d’Etat du colonel Azali, qui comme de nombreux putschistes africains a fait l’Ecole de Guerre à Paris. Personne ne doute du soutien que la France lui a assuré puisque lors du coup d’Etat de 1995, il a fuit pour se réfugier dans l’Ambassade de France alors qu’il était chef de l’Etat major. [En 2006, le même Azali fait retirer la quesion de l’île comorienne de Mayotte de l’ordre du jour de l’AG des NU … Mission accomplie !]

2000 : L’Assemblée nationale adopte un statut qui doit permettre à Mayotte de devenir un département français.
2005 : Le colonel Azali est reçu par J. Chirac à l’Elysée. Un mois après, des accords de coopérations sont signés entre l’Etat comorien et l’Etat français, ils reconnaissent implicitement, et contrairement à la Constitution de l’Union des Comores, que Mayotte est française.

2005 : La constitution européenne compte Mayotte comme une de ses régions associées, et prévoit, dans une déclaration annexée, que l’île deviendra une région européenne le jour où la France déclarera au Conseil européen que l’île a changé de statut, ce qui devrait l’être en 2010.
2010 : Il est prévu que Mayotte devienne un département et une région européenne. Entre temps, il est sans doute programmé que l’Etat comorien renonce peu à peu à ses droits sur cette île.

Ce plan paraît inexorable. Les plus défaitistes commencent même à se dire qu’on ne peut rien contre la France parce qu’elle manipule en permanence nos hommes politiques et leur fait faire ce qu’elle veut. Ceux qui se croient plus malins disent même : « Restaurez l’unité des trois îles avant de songer à faire revenir Mayotte ». C’est à ce point qu’on a voulu nous amener en créant de toutes pièces la crise anjouanaise.
Pourtant, toute l’histoire postcoloniale des Comores montre une évidence : jamais les Comores ne connaîtront la paix et la prospérité avant un règlement définitif de la question maoraise. C’est cette question qui a fait échouer une indépendance prévue dans « l’amitié et la coopération avec la France » depuis 1973.
C’est cette question qui fait que jamais la France ne tolérera un Etat comorien uni, démocratique et libre, car celui-ci réclamerait d’une manière plus vigoureuse l’application de la loi internationale sur cette question de « l’occupation illégale de l’île comorienne de Mayotte ».

[]
Il est temps, face aux coups bas de l’Etat comorien actuel et de la diplomatie française, d’élaborer une nouvelle stratégie de reconquête de l’unité des Comores, en nous basant sur la loi internationale et sur des pressions sur ceux qui dans notre pays continuent à travailler pour les intérêts de la France.
[]

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jeudi 29 mars 2007 à 17h38 - par  Damien

Ouh la ! Il y a une erreur ! Lors du référendum de 1974, les mahorais se sont prononcés contre. Ce sont les autres îles qui se sont pronocés pour. En plus, comme on était pas trop sur, on leur a redemandé en 1976.

Il faut également rappeller que la colonisation de Mayotte a eu lieu 45 ans avant celle du reste des Comores et, logiquement, l’assimilation y a été plus forte.

Alors certes, il y aurait un problème de droit international SI le conseil de sécurité avait voté une résolution. Sauf qu’il ne l’a pas fait. Alors oui, bien sur, il y a eu véto, mais la loi internationale est ainsi faite. Donc pas de résolution. L’Assemblée Générale en a voté une, mais elle a un rôle consultatif en la matière, ce qui ne donne pas à cette résolution la force du droit. D’ailleurs, la cours internationale de justice de la Haye n’a jamais été saisie sur ce problème, faute de base juridique.

Concernant la question des noyés, c’est bien malheureux, mais personne ne les a obligé a violer les lois votés par un parlement français démocratiquement élu.

Enfin, le CAAC Comores semble bien mal informé de ce qui ce passe au niveau international. C’est depuis 1995 que l’AG de l’ONU n’aborde plus ce sujet sinon pour le renvoyer à la séance de l’année suivante.

Enfin, en 2003, les Comores ont accepté la présence d’athlètes mahorais sous drapeau français lors des jeux de l’Océan Indien. On ne peut pas être plus royaliste que le roi...

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jeudi 29 mars 2007 à 17h35 - par  Damien

Ouh la ! Il y a une erreur ! Lors du référendum de 1974, les mahorais se sont prononcés contre. Ce sont les autres îles qui se sont pronocés pour. En plus, comme on était pas trop sur, on leur a redemandé en 1976.

Il faut également rappeller que la colonisation de Mayotte a eu lieu 45 ans avant celle du reste des Comores et, logiquement, l’assimilation y a été plus forte.

Alors certes, il y aurait un problème de droit international SI le conseil de sécurité avait voté une résolution. Sauf qu’il ne l’a pas fait. Alors oui, bien sur, il y a eu véto, mais la loi internationale est ainsi faite. Donc pas de résolution. L’Assemblée Générale en a voté une, mais elle a un rôle consultatif en la matière, ce qui ne donne pas à cette résolution la force du droit. D’ailleurs, la cours internationale de justice de la Haye n’a jamais été saisie sur ce problème, faute de base juridique.

Concernant la question des noyés, c’est bien malheureux, mais personne ne les a obligé a violer les lois votés par un parlement français démocratiquement élu.

Enfin, le CAAC Comores semble bien mal informé de ce qui ce passe au niveau international. C’est depuis 1995 que l’AG de l’ONU n’aborde plus ce sujet sinon pour le renvoyer à la séance de l’année suivante.

Enfin, en 2003, mes Comores ont accepté la présence d’athlètes mahorais sous drapeau français lors des jeux de l’Océan Indien. On ne peut pas être plus royaliste que le roi...

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dimanche 25 mars 2007 à 14h55 - par  CAAC Comores

Non, Monsieur, si voulez bien vous concentrer sur le mécanisme colonialiste appliqué dans cas, voici la séquence réelle :
- Lors du référendum de 1974 le peuple comorien s’est prononcé globalement pour son accession à l’indépendance de l’Archipel formé de 4 îles. Résultat sans appel : 94% de
OUI à l’indépendance.
- En janvier 1975, le Conseil Constitutionnel a été consulté, à 2 reprises, pour modifier un certain article 53. Parallèlement, l’extrême droite derrière PUJO (je doute que ce soit de vos copains) organise des soulèvements à Mayotte + fait pression sur le groupe de droite de Chirac. Le projet a été clairement de détacher Mayotte du reste des Comores ( voir aussi : Comores-Mayotte : une histoire néocoloniale, de Pierre Caminade - Survie)

C’est avant tout un problème de respect du Droit International non respecté par la France colonialiste : puisque l’ONU a émis des résolutions reconnaissant l’indépendance d’un archipel de 4 îles. Il est donc question d’exiger le respect de l’intégrité territoriale d’un petit pays dominé par une superpuissance.

Ensuite, il est clair qu’en 31 ans d’occupation de Mayotte d’un côté et de déstabilisation du reste des 3 îles de l’autre (c’est les mercenaires en service commandé sur les Comores qui l’ont développé lors du procès sur l’assassinat des présidents Comoriens),il est facile de maintenir les 2 parties en état de dépendance et de créer ce que vous appelez « [la jalousie] de la situation économique ».

Cette situation aura coûté près de 5000 « noyés en mer » aux Comoriens qui ont convoité le paradis artificiel de Mayotte. Quant au réel développpement de la partie Mayottaise, vous n’en savez pas grand’chose tout comme, apparemment, vous ne vous souciez pas beaucoup des mécanismes avilissants dont peuvent user les colonialistes dans les régions comme les Comores, la Kanaky, …
Que le débat continue, sainement.

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lundi 12 mars 2007 à 14h08 - par  Stephane

Donc si je suis bien l’article, le principe d’intangibilit頤es fronti貥s de la colonisation qui, soit dit en passant, est responsable de nombreuses guerres civiles sur le continent africain (Nigeria, Cote d’Ivoire, ex-Zaire etc.) a davantage de valeur que le principe democratique du droit des peuples a disposer d’eux meme et du droit a l’autodetermination.
Chacun sait que si l’ile de Mayotte fait toujours partie de la Replublique francaise c’est qu’elle est non pas retenue pas cette derniere mais aucunement demandeuse de son independance ! Au moment ou les Commmores ont souhaite obtenir leur independance, les habitants de Mayotte se sont prononces contre a la difference des residents des trois autres iles de l’archipel.
Cette tentative de la part du gouvernement des Commores de faire pression sur Paris est sans doute motive par un quelconque interet financier... cette demande on exigeance sera sans doute retiree des lors que des credits seront debloques par la France pour venir en aide a un archipel qui se trouve sans doute jaloux de la situation economique comparitivement prospere de Mayotte...

Site web : Ecran de fumee